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La réforme du reste à charge en maison de retraite reportée sans date réelle

Quels moyens le gouvernement pourra-t-il mobiliser quand il se voit contraint de réduire les dépenses de 50 milliards d'euros ?


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Le projet de loi autonomie ne prévoit rien pour réduire la facture du résident en établissement.
 
Le projet de loi sur l'autonomie qui sera voté cette année ne prévoit rien, dans l'immédiat, pour les 500 000 personnes âgées qui résident en maisons de retraite. Résolu à ne pas accroitre la charge fiscale des Français, le gouvernement a choisi de séquencer la réforme : le reste à charge en maison de retraite… reste donc à la charge des familles. 

Officiellement, cette réforme doit faire l'objet d'une autre série de mesures, dans « la deuxième partie du quinquennat ». Jean-Marc Ayrault a indiqué qu’un groupe de travail a commencé d’étudier la question. Le gouvernement veut d'abord simplifier la tarification, jugée « particulièrement complexe et peu lisible » et surtout « améliorer les aides publiques pour réduire le reste à charge des résidents ».

Compte-tenu du fait que l'exécutif cherche à réduire les dépenses de l’Etat de 50 milliards d'euros, il est permis de s’interroger sur sa capacité à créer de nouvelles dépenses. Aucun chiffre ne circule pour l’instant qui permettrait d’évaluer l’effort financier necessaire. 

Une chose est sûre toutefois : la facture est très lourde pour les résidents qui assument un tarif moyen de 1 769 euros en région,  2 300 euros en banlieue parisienne et de 3 300 euros à Paris, selon une récente étude de Cap Retraite.
Rappelons que le revenu moyen des retraités dépasse à peine 1 600 euros (sans tenir compte des aides).

Pour financer un séjour en maison de retraite, un retraité doit obligatoirement puiser dans ses économies, vendre son logement s’il en est propriétaire ou faire appel à ses enfants et petits-enfants.


mis à jour le



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Vos réactions

marina

17/02/2014 22:02

financement du séjour en ehpad


le président précédent avait promis une réforme du financement pour diminuer la participation de l'usager et des familles , la création d'un cinquième risque avait été évoqué. le président actuel repousse la chose non plus en 2015 mais 2016.§§ Les familles veulent bien participer au financement mais ne pas être spoliées.Notre participation est est de plus de 6000€ bien supérieure à notre impôt sur le revenu . nos charges ne sont pas prises en compte à l'exception de nos impôts et de l'assurance habitation , les autre charges incompressibles ne le sont pas . même pas la pension alimentaire à enfant. déduction fiscale 500€/AN . merci le conseil général!!! un enfant handicapé adulte placé pas d'obligation alimentaire pour les parents deux poids, deux mesures!!classe dite moyenne basse : vache à lait!surtout lorsque on arrive nous même à l'âge de la retraite, c'est vraiment dur d'être la génération tampon! peut -on faire remonter au gouvernement?




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