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Une étude du Crédit Agricole Assurances sur les aidants

Un acteur social qui s'ignore lui même et que les politiques publiques peinent à saisir


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Colloque Aidant crédit agricole : regards sur la france qui aideFranck Guichet, sociologue (émiCité) a dressé pour le compte du Crédit Agricole Assurances, le portrait robot de l’aidant d’aujourd’hui à partir des 437 projets associatifs en quête de financement. Conclusion : l’aidant, cet inclassable. 
 
Crédit Agricole Assurances, depuis trois ans,  lance un appel à projets national pour financer les associations œuvrant en faveur des aidants. Une étude sociologique a été réalisée sur ces projets d'actions de soutien aux aidants. Cette étude intitulée "Etre aidant : Une solidarité en mouvement. La contribution des associations pour soutenir les aidants" fait apparaitre ainsi que l’aidant familial mobilise tout un panel d’associations très diverses (associations de patients, de personnes handicapées, d’aide à domicile, culturelles…etc) sans oublier les associations d’aidants elles mêmes.
 
L’étude met également en valeur que fondamentalement l’aidant est un être qui s’ignore lui-même. « Il est frappant de constater que le plus souvent, les aidants ne demandent rien pour eux ». Ils ont répondu à une urgence, à des besoins non couverts, et deviennent aidants sans même s’en rendre compte. 
 
En dépit de leur refus d’être aidé, « les associations constatent que les aidants ne vont pas très bien, et qu’ils vont même jusqu’à se mettre en danger » : stress, fatigue, santé négligée.. autant de facteurs qui les mettent en danger de décéder avant la personne aidée"

Nombre de projets peuvent donc être considérés comme un outil capable de faire émerger une demande particulière. 

Pour protéger les aidants des risques qu’ils prennent, sans les considérer comme des personnes qui ont besoin d’aide, les associations proposent information, éléments de réflexion, écoute, repos, des vacances, etc. Au sein de ces actions, le répit occupe une place centrale.  Toutefois note l’étude,  « l’absence d’un dispositif de financement public fait courir à la fois le risque de la non pérennisation des actions, et celui de leur inégale répartition sur le territoire ».

Localement, les associations parviennent parfois à obtenir des financements des Conseils Généraux, des Agences Régionales de Santé (ARS) ou encore des CARSAT. Mais ces aides sont ponctuelles et ne permettent pas d’installer les actions dans la durée. 

Mais « face à l’enjeu d’une reconnaissance (publique) de la contribution des aidants, les associations observent plusieurs risques : une qualité insuffisante des prestations à domicile et des compétences des intervenants, pas de financement accordés pour le répit, un manque de transversalité entre le secteur sanitaire et l’action médico-sociale, absence d’un statut porteur de nouveaux droits sociaux pour les aidants… Elles craignent que la prise en compte des aidants, au lieu d’être un projet qui met la solidarité en mouvement, reste un objet cantonné dans le champ des politiques sociales ».

Retour sur le colloque "Regards sur la France qui aide"  organisé par le Crédit Agricole Assurances le 22 mai 2014 à Paris


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Vos réactions

Catelyne

29/04/2014 08:04

Paradoxe!!!!!.....


Adérald, je comprends votre réaction et je la trouve fort pertinente. On est là, à mon sens, dans cette étude du Crédit Agricole, dans le paradoxe des doubles facettes et donc des doubles langages de nombreux organismes et institutions. Je ne pense pas faire erreur en disant que mal de banques, compagnies d'assurance, laboratoires pharmaceutiques etc ....ont créé des "fondations" à but social ou humanitaire. On retrouve d'ailleurs aussi un paradoxe assez similaire dans le fonctionnement des grands groupes gestionnaires de maison de retraite : d'un côté ils ont mis ou mettent en place ce qu'il est commun d'appeler de "l'aide aux aidants à domicile" mais lorsque ces mêmes aidants" les familles" ont du par la force des choses faire entrer leur proche en établissement, là ils ne sont plus reconnus à ce titre. L'étude du CA le fait d'ailleurs ressortir dans la relation aux professionnels, mais personnellement je pense que cette constatation s'applique aussi bien à la vision des professionnels qu'à celle des gestionnaires d'établissements publics ou privés. Cela dit, personnellement, je trouve cette étude originale et intéressante même si encore une fois "elle n'est que la transcription" de la voix des aidants. Vous pouvez y réagir sur le forum "aidants"



Adérald

25/04/2014 19:04

Je n'en reviens pas


Avec tous les soucis que j'ai eu avec le crédit agricole, mauvais placements, mauvais conseils, lenteur administrative, mauvaise connaissance des lois.... concernant ma mère, que j'assistais je n'en reviens pas que cette banque ose tenir ces propos!!! De plus en plus dans les rubriques d'age village tout est simple mais dans la vraie vie c'est autre chose.




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