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Perte d'autonomie et croissance économique - Une étude approfondie de Precepta

2008 année charnière pour les acteurs du "marché de la dépendance

Precepta, grâce à une analyse de plusieurs mois a analysé les stratégies des acteurs du "marché" (Maisons de retraite, cliniques de moyen séjour et alternatives à l’entrée en établissement) et offre un éclairage sur les "Modèles économiques et stratégies de croissance à l’horizon 2012".

La mission des experts sectoriels de Precepta est d'apporter aux dirigeants d'entreprises des outils d'aide à la décision au moyen d'analyses approfondies. Les études sont réalisées avec la plus grande rigueur professionnelle, une indépendance d'esprit totale, la volonté de clarifier et d'aiguillonner la réflexion stratégique.

L'étude réalisée sur la prise en charge de la dépendance propose :
· Les perspectives nationales et les caractéristiques régionales du marché
· Son évolution à l’horizon 2012
· Les rapports de forces concurrentiels et de la segmentation stratégique du secteur,
· Les modèles économiques et financiers et les stratégies de croissance des opérateurs,
· Les stratégies d’investissement et de rentabilité des acteurs du marché : les performances économiques et financières des opérateurs ont été analysées.

Le "marché" est l’un des plus porteurs de l’économie française, indique le communiqué. "C’est par la mise en place de véritables stratégies de réseaux que les groupes novateurs du secteur de la dépendance, à l’image de Korian ou DomusVi, entendent aujourd’hui poursuivre leur développement. La proximité des métiers, et/ou l’importance des synergies encouragent en effet ces opérateurs engagés dans la gestion d’établissements de moyen séjour et/ou d’hébergement pour personnes âgées dépendantes à élargir leur offre vers des métiers connexes."  

L’analyse révèle que les modèles économiques et financiers sont désormais éprouvés. La croissance, certes administrée, est très soutenue et durable affirme Precepta. "Les opérateurs du secteur privé à but lucratif voient la vie en vermeil ».

Devenu enjeu national, la prise en charge des seniors a généré nombre de plans (le 3ème Plan Alzheimer est le dernier en date) comme effets d’annonce (la création d’une 5ème branche de l’assurance maladie), débouchant sur la fixation d’objectifs supérieurs (à défaut d’être conformes aux besoins) en matière de création, de médicalisation et de spécialisation de lits. Ce tant dans le secteur médico-social (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes – EHPAD) que dans le secteur sanitaire (cliniques de moyen séjour) et dans un souci toujours plus grand de mise en réseau des activités à l’échelle locale (circulaire sur les réseaux gériatriques, SROS 3 et PRIAC).

Le projet de loi clé sur le financement de la prise en charge de la dépendance (création d’un 5ème risque) ... doit répondre à une équation aujourd’hui difficile à résoudre, dit Precepta. Il s’agit en effet de :
-limiter en priorité le reste à charge présent et futur des ménages et accroître leur solvabilité grâce à une meilleure efficience du système d’aide ...
- limiter le recours aux finances publiques ... 
- répondre à des besoins croissants de prise en charge à domicile en priorité mais également en institution (c’est l’approche du Plan Solidarité Grand Age 2007-2012)..."

La remise en cause de l’exonération de la redevance TV, l'amendement autorisant un recours sur succession des départements dans le cadre de l’APA (annulé au dernier moment) montrent que la tentation de replacer les impératifs de finances publiques au centre de la problématique est grande. "On s’oriente donc finalement vers une remise à plat du reste à charge des ménages qui s’annonce d’autant plus douloureuse qu’une partie des mesures favorisant leur solvabilité ne concernent que les générations futures de retraités (nouveaux produits de prévoyance)."

Une problématique difficile à résoudre. "Compte tenu du cahier des charges annoncé, les pouvoirs publics n’ont d’autre choix que d’opter pour une voix médiane à même de satisfaire (ou mécontenter) tous les partis. Exit donc le scénario visant à stabiliser les prélèvements obligatoires (scénario « individualisant ») et donc mettre fortement à contribution les ménages. Ou encore le scénario « socialisant » entraînant un soutien total par les finances publiques de la croissance des coûts de la prise en charge de la dépendance. Les pouvoirs publics optent donc pour un scénario « volontariste » qui doit permettre un renforcement quantitatif et qualitatif de l’offre à domicile.

Autant de défis et d’opportunités pour les groupes commerciaux spécialisés dans cette prise en charge :
> "la priorité accordée par les pouvoirs publics au maintien à domicile des personnes âgées accentue la tendance déjà observée à un recul de l’âge moyen d’entrée des seniors en établissement et une médicalisation des prestations. Elle pose également la question de la diversification des activités des groupes." 
> "Les évolutions du reste à charge et de la solvabilité des ménages ont un impact sur la demande adressée à ces opérateurs qui pourraient à terme s’ouvrir davantage à la mixité sociale en dédiant une part plus importante de leur capacité d’accueil à des personnes aidées."


Pour en savoir plus

La prise en charge de la dépendance : modèles économiques et stratégies de croissance à l'horizon 2012
583 pages, 2880 €

A commander sur le site de Precepta

 


FG/source Precepta
mis à jour le 13/02/2008

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