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ANC.CLIC : dresser un état des lieux des Clic pour mieux préparer demain


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Dans un contexte réglementaire exponentiel et de multiplication des dispositifs de coordination, l’ANC.CLIC (association nationale des coordinateurs et coordinations locales) a lancé courant 2016 -  avec le soutien de la DGCS et de la CNSA -  un état des lieux national des Clic. A l’heure où des Clic sont encore malmenés tandis que d’autres s’inscrivent résolument dans les nouvelles dynamiques de parcours,  de coordination et d’intégration, il apparaissait indispensable d’augmenter les connaissances sur les Clic,  pour mieux identifier leur place aujourd’hui et préparer demain.

Richard-Pierre WilliamsonL’objectif est de rendre compte de la réalité des Clic - depuis leur apparition avant l’année  2000 à ce jour - de produire une photographie de l’existant, de repérer les tendances  fortes et les dynamiques à l’œuvre.

La démarche se fait en trois étapes ; une première étape de recueil d’informations globales et fonctionnelles auprès de l’ensemble des services du territoire national  exerçant des missions de Clic ; une seconde étape de recueil d’informations plus ciblées portant sur les missions et les pratiques ; et enfin un recueil auprès des départements, visant à identifier les différents modes d’organisation de l’action gérontologique dans lesquels les services Clic s’inscrivent.

Ce dernier champ d’investigation a semblé nécessaire compte tenu du rôle des départements en tant que chef de file de l’action sociale et donc de l’action gérontologique.

Un dispositif en transition

Depuis septembre 2016, 600 structures ont été sollicitées (480 Clic, 120 réseaux ou  services apparentés) sur l’ensemble du territoire de France métropolitaine et outre-mer. Alors que la deuxième étape vient d’être lancée, les premières analyses du questionnaire numéro 1 donnent déjà à voir la diversité des différents modèles de coordination gérontologique dont le territoire dispose.  

Au total, plus d’un tiers de l’ensemble des services assurant des missions Clic a répondu à ce premier questionnaire (35 %) couvrant ainsi plus de la moitié des départements (58).

Malgré les fermetures et autres formes de  mutualisation, on  constate que des services Clic continuent de se créer sur les territoires ; si plus de la moitié s’est constitué entre 2000 et 2005, plus de 10 % des services de notre échantillon ont vu le jour entre 2010 et 2015.

Les structures interrogées sont associatives pour plus la moitié d’entre elles et labellisées de niveau 3 à près de 80 %.  Si tous les services assurent la   première mission des Clic (à savoir l’information-conseil-orientation), 70 % évaluent et coordonnent  tandis que 93 % exercent une mission d’animation du territoire. Les Clic ouvrent en moyenne 1042 nouveaux dossiers par an pour un coût moyen estimé à 263 euros par dossier.

S’agissant de la population couverte par les territoires d’action Clic, celle-ci est légèrement supérieure à celle déterminée par la circulaire de 2001 (22 740 versus 15 à 20 000). La nature du public accueilli a elle aussi évolué puisque 30 % des structures interrogées s’adressent dorénavant à un public de moins de 60 ans en situation de handicap.

Des moyens hétérogènes

On remarque que les moyens humains et financiers des Clic sont très hétérogènes, variant de 1 à 10 selon la taille et le lieu. Le budget total moyen des Clic interrogés est de 175 000 €. *

Le département est le premier financeur de ces services.

En termes de moyens humains, les structures interrogées disposent en moyenne de 3,5 ETP (équivalents temps plein).

En ce qui concerne l’évaluation de la qualité, ils sont plus de la moitié à avoir réalisé une évaluation interne et 1 Clic sur 6 a fait l’objet d’une évaluation externe.

S’agissant de la dynamique des dispositifs de coordination, les Clic font le constat que la majorité des départements dans lesquels ils se trouvent poursuit l’objectif d’une couverture totale du territoire départemental par les Clic.

Partenariats territoriaux

Près de 40 % des Clic travaillant en partenariat avec une Maia sont impliqués dans leur gouvernance, un peu plus d’un quart en est également porteur. Si les partenariats sont actifs entre Clic et réseaux de santé, des dynamiques s’amorcent avec les premières PTA et dispositifs Paerpa émergeants.

A la question des points forts et des points faibles de leurs services, les Clic évoquent, parmi les points faibles la communication, le portage politique et l’implication des usagers, et pour les points forts la proximité, la réactivité et l’implication dans le développement local.

La pratique de rencontres entre Clic d’un même département est bien ancrée puisque 90 % d’entre eux se retrouvent régulièrement.

Cependant, lorsque l’on change d’échelle, on constate qu’au niveau national près de la moitié des structures interrogées n’adhère à aucune association ou fédération.

Cette situation interroge sur la disposition des structures de terrain à s’inscrire dans les débats liés aux politiques nationales de l’autonomie.

En revanche, près de 70 % des structures engagées au sein d’une association ou une fédération adhèrent à l’ANC.CLIC. Ces résultats réaffirment la position de l’ANC.CLIC comme tête de réseau et interlocutrice privilégiée auprès des acteurs et institutions tant locales que nationales, dans la promotion des missions Clic.

Enfin à la question du sentiment général par rapport à l’avenir, les résultats sont très exactement partagés entre et pessimisme et optimisme (50/50).

Ces premiers éléments vont être approfondis avec les deux autres questionnaires en cours. L’ensemble des éléments d’analyse sera restitué le 6 juin au ministère des Affaires sociales et de la Santé, à l’occasion de la  Journée nationale de l’ANC.CLIC sur le thème « Clics en transition : évolutions, innovations - Un acteur du parcours avec les Maia, Paerpa, réseaux, PTA, MDA, Conférences des financeurs… ».


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