AGEVILLAGE
Actualités Profession
imprimer l'actualité envoyer l'actualité

Nelly Gantzer, soignante accusée et condamnée pour exercice illégal de la médecine, recherche des soutiens pour la révision de son procès.

« Je préfère mourir que de vivre condamnée pour avoir eu le courage de dire que l’on pouvait et que l’on devait s’occuper autrement de nos anciens en fin de vie ». C’est le cri de détresse que nous venons de recevoir de Nelly Gantzer.
Des professionnels de la gérontologie la soutiennent déjà. Pour obtenir la révision de son procès, il est important que son comité de soutien s’élargisse.

Infirmière, formée en soins palliatifs par le Professeur Rapin, Nelly Gantzer a créé en 1989 un centre de soins continus, orienté dans la prise en soin de patients âgés en situation palliative. Elle disposait des qualifications nécessaires pour diriger ce centre, géré par une commune alsacienne. « Dans cet établissement, nous conjuguions le verbe aimer et respecter » dit-elle.

Elle a été accusée et condamnée en première instance pour exercice illégal de la médecine pour avoir administré 0.5ml de morphine sans prescription à dix malades. Malgré un dossier vide. Elle a fait appel.
La police a retrouvé les 10 prescriptions mais il lui restait en appel 2 accusations - et elle a gardé la même somme de condamnation.
« Monsieur le juge, moi, infirmière, je vous accuse » est le titre de l’ouvrage que Nelly Gantzer écrit actuellement, pour soulager un peu de sa souffrance d’être condamnée pour l’inverse de sa vocation. « J’ai eu l’immense bonheur de pouvoir honorer nos anciens, je refuse de me faire lapider pour avoir eu le courage de lutter contre des médecins incompétents pour prendre en charge la douleur».  Elle avait écrit et publié dès 1999, « Infirmières en danger » (voir encart).

Nelly Gantzer a créé un comité de soutien pour faire réviser son procès et pour que des experts indépendants spécialisés en soins palliatifs soient nommés. Les membres de ce comité de soutien ont adressé un courrier, fin 2007 à Rachida Dati, Garde des Sceaux.
Le Professeur Rapin dans un courrier témoignage de 2006, signale « une injustice peu imaginable » et indique « Malheureusement pour elle, Madame Nelly Gantzer, et les infirmières et soignantes de son équipe étaient mieux formées que certains médecins et pharmaciens ».

Pour télécharger :
- le courrier adressé à Rachida Dati, Garde des Sceaux (et la liste des signataires) : cliquer ici
- le témoignage du Professeur C.H. Rapin, du Centre inter facultaire de gérontologie : cliquer ici
- la déclaration du Dr D. d'Hérouville, ancien Président de la SFAP - Société Française d'Accompagnement et de  soins Palliatifs : cliquer ici

Pour rejoindre le comité de soutien de Nelly Gantzer
(enregistré à la sous-préfecture de Coutances " Justice -souffrance et douleurs"
nelly.gantzer@wanadoo.fr  /Tél : 02 33 45 88 01 / Mob : 06 17 11 29 34


Infirmières en dangerPhoto de couverture « Infirmières en danger »
Ce livre est le témoignage sans concession d'une infirmière qui s'est engagée avec vigueur dans un rude combat aux côtés de ses patients pour défendre une médecine plus humaine, plus respectueuse, d'où la douleur est bannie. Ce texte n'est pas anodin, ni anecdotique. Il touche à l'essentiel, il décrit, il accuse et il prouve par l'expérience. Le centre de soins continus que dirige actuellement Nelly Gantzer démontre que les solutions existent. Il est nécessaire que philosophiquement et politiquement les prises de conscience se fassent car il faut d'urgence donner à nos anciens un avenir fait de douceur, de respect et d'amour.

Commander en ligne

Edition : Elikia ; juin 1999 / A propos de l'auteur :
Nelly GANTZER, Directeur du Centre de soins continus du Quatelbach, est infirmière diplômée d'état et possède un certificat de gérontologie - gériatrie (Genève), un diplôme universitaire de gériatrie (Strasbourg), un diplôme de soins palliatifs et d'accompagnement (Faculté de Paris Sud) et un diplôme en éthique clinique (Université de Genève). 


FG
mis à jour le 07/04/2008

imprimer l'actualité envoyer l'actualité


Retour vers la liste des actualités pour ce sujet: Profession