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Maintenir à 40 ans la durée de cotisation pour une retraite à taux plein coûterait plus de 4 milliards d'euros à l'horizon 2020, selon une note de synthèse du Conseil d'Orientation des Retraites (COR) publiée sur son site internet, et dont fait état vendredi 4 avril, le quotidien Les Echos.
Ce "coût" doit s'interpréter comme une sorte de manque à gagner pour le régime général (salariés du privé) et celui de la Fonction publique, par rapport au scénario central envisagé par le COR, à savoir un allongement progressif d'ici 2020 de la durée de cotisation à 41 ans et demi. Ne pas allonger la durée de cotisation aurait en effet deux types d'impact: une augmentation de la masse des pensions et la réduction du nombre de cotisants, par rapport au scénario de l'allongement à 41 ans et demi.
Dans le régime général, les âges moyens de départ à la retraite seraient inférieurs "de cinq mois pour les hommes et trois mois pour les femmes" et "de trois à quatre mois pour la Fonction publique d'Etat" à ce qu'ils seraient en cas d'allongement. Et le maintien à 40 ans induirait une "pension moyenne plus élevée que dans le scénario de référence, de 3% en 2050".
L'étude du COR précise que le coût est de 2,6 milliards d'euros pour le régime général et de 1,3 milliard d'euros pour la Fonction publique en 2020, soit un total de 4,1 milliards. A l'horizon 2050, le coût pour les deux régimes atteint 13,1 milliards d'euros. Le COR précise que dans ses projections "les pensions versées par la Cnav et la Fonction publique d'Etat représentent environ 55% de la masse des pensions versées par l'ensemble des régimes de retraites en 2020 comme en 2050".
L'impact sur les régimes alignés et les régimes complémentaires n'est pas pris en compte. Le gouvernement et les partenaires sociaux sont engagés depuis la fin mars dans une concertation sur les ajustements à apporter à la réforme de 2003 des retraites. La loi Fillon prévoit un nouvel allongement de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein. Mais les syndicats refusent cet allongement, du moins dans l'immédiat pour certains comme la CFDT.
FO a notamment fait valoir que le coût du maintien à 40 ans n'était pas significatif, comparé à de nouvelles sources possibles de financement comme le relèvement des cotisations ou la taxation de revenus aujourd'hui non assujettis aux cotisations.
YM
mis à jour le 07/04/2008
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