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Bien vieillir grâce à l'activité physique : une étude de l'Inserm

Bouger plus pour vivre plus longtemps

  La majorité des Français ne font pas assez  d'exercice indique une étude de l'Inserm

L'activité physique prolonge la vie en réduisant le risque  de pathologies graves telles que cancer du colon ou broncho-pneumopathie des  fumeurs, indique une étude de l'Inserm rendue publique le 1er avril.  Pour cette expertise de 812 pages, lancée à la demande du ministre des  sports en 2006 et rendue publique mardi, l'Institut national de la santé et de  la recherche médicale a réuni 16 spécialistes, médecins, chercheurs,  sociologues, psychologues, qui ont étudié toutes les données scientifiques  disponibles et entendu des experts.  

"L'activité physique commence dès qu'on est debout", a noté Charles-Yannick  Guezennec, spécialiste de médecine du sport au centre du rugby de Marcoussis.  Le terme englobe, outre les activités de loisirs ou la pratique sportive,  les activités de la vie courante pourvu qu'on les pratique pendant au moins 10  mn : nettoyer la salle de bains, transporter les courses, monter les escaliers  ou les descendre, jardiner avec obstination... 

 Combien faut-il en faire ? Cela dépend de l'âge et de l'intensité. Au  minimum, pour les adultes, il faut compter 30 mn cinq jours par semaine d'une  activité modérée, type marche rapide, ou 20 mn trois fois par semaine d'une  activité intense, façon jogging, et le double pour les jeunes. On peut combiner  les activités: deux fois par semaine 30 mn de marche et deux fois 20 mn de  jogging par exemple.

En outre, une activité de "renforcement musculaire" est nécessaire au moins  deux fois par semaine, pour optimiser la masse musculaire et osseuse.

Pour les  personnes âgées, on conseille en plus des exercices d'assouplissement et  d'équilibre. Pour les femmes enceintes, on recommande chaudement 30 minutes  quotidiennes de marche, natation ou vélo stationnaire.  Selon l'Inserm, seulement 47 à 63% des Français de 15 à 74 ans pratiquent  une activité à ce niveau-là. "La France fait partie du peloton des mauvais  élèves de l'Europe, avec l'Italie, l'Espagne ou la Belgique, alors que les  meilleurs élèves sont les Néerlandais et les Allemands", souligne Jean-Paul  Callède, sociologue au CNRS. 

Les hommes en font plus que les femmes, les habitants des villes plus que  ceux des campagnes, les diplômés plus que ceux qui ne le sont pas. Les plus  aisés, qui ont accès à des salles, en font plus souvent.  Et pourtant, même pratiquée en intensité modérée, l'activité physique est  essentielle pour la santé et ceux qui en font ont de fortes chances de vivre  plus longtemps.  

L'exercice réduit les risques et les rechutes de cancers du colon ou du  sein, d'accidents cardio-vasculaires, de broncho-pneumopathie, de fractures des  personnes âgées, de diabète... Soit au total une réduction de la mortalité  prématurée "de l'ordre de 30%", affirme le rapport de l'Inserm. Autrement dit,  selon M. Guezennec, "un à deux ans de gain d'espérance de vie".

Sans oublier l'effet sur le bon fonctionnement du cerveau, puisque  l'exercice augmente le débit sanguin cérébral, protége "remarquablement" des  lésions cérébrales et limite le déclin lié au vieillissement.  L'Inserm souhaite en conséquence "l'affirmation d'une volonté politique  clairement affichée pour engager un véritable programme national", moyens à la  clé. Il préconise ainsi un accès gratuit des adolescents aux activités sportives  extra-scolaires ou encore des lieux dédiés aux activités physiques dans les  entreprises, accessibles éventuellement "pendant le temps de travail".  Selon M. Callède, certaines mutuelles envisageraient d'ailleurs un bonus  pour ceux qui s'adonnent à une activité physique régulière.


CC
mis à jour le 07/04/2008

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2) Synthèse de l'étude de l'INSERM (*)


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