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Expérimentation baluchonnage : les explications de Frédérique Lucet

Le baluchonnage, bien plus que du répit


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Jusqu’ici bridé par la Code du travail, le baluchonnage pourrait être expérimenté dès cette année, à condition que soit voté au printemps l’article 29 du projet de loi pour un État au service d’une société de confiance. Frédérique Lucet, secrétaire générale du Réseau Euro Québec de coopération autour de Baluchon Alzheimer, revient sur la question pour Agevillagepro.

Né au Québec en 1999, le baluchonnage consiste en le remplacement d’un proche aidant par un intervenant unique, spécialisé, au domicile de la personne aidée, pour une durée de quatre jours minimum.

Le professionnel accomplit les mêmes tâches que l’aidant, en suivant le rythme habituel de la maison. « Ce qui permet une évaluation très fine, écologique de la personne malade, de ses capacités restantes, sans perturber son rythme », souligne Frédérique Lucet.

Mais aussi de repérer les difficultés, d’élaborer des stratégies pour y faire face et de les transmettre à l’aidant à son retour.

Au-delà du répit procuré, le baluchonnage a donc une fonction de formation de l’aidant. « Du répit sans accompagnement et sans transmission peut accélérer l’institutionnalisation », met en garde Frédérique Lucet.

De même, l’intervenant est formé, soutenu. « L’accompagnement du professionnel constitue également un aspect fondamental du baluchonnage, il compense la prise de risque et d’usure de l’intervenant », martèle la chercheuse en sociologie du travail.

C’est pour garantir le respect de ce cadre que le Baluchon québécois est déposé. En France, on parle de relayage.

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