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Alzheimer
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L'hôpital Sainte-Anne, spécialisé dans les troubles psychiques, a ouvert en son sein un "Centre d'évaluation" des troubles des personnes âgées particulièrement innovant, dont l'objectif est d'estimer l'état d'un patient et de définir un dispositif thérapeutique.
"Le vieillissement de la population mondiale pose un problème majeur d'évolution sociale", a noté vendredi le Dr Thierry Gallarda, psychiatre en charge de ce centre ouvert au sein de l'Hopital Sainte Anne à Paris dans le but d'aider à la prise en charge des troubles psychiques liés au vieillissement. Ouvert depuis un an, ce centre a été inauguré seulement vendredi.
Le Dr Gallarda a regretté à cet égard "la pauvreté de l'offre médicale" pour la prise en soin des personnes âgées. Le local (7 rue Cabanis, XIVème), quelques petites pièces claires aux murs beige en rez-de-chaussée, accueille des patients envoyés par des généralistes ou venant d'eux-mêmes.
Vu l'effectif médical limité -un psychiatre à temps plein, plusieurs médecins vacataires-, il ne reçoit encore que moins d'une dizaine de patients par semaine. Il reçoit des personnes âgées souffrant d'anxiété ou de dépression, se plaignant éventuellement d'une baisse des performances intellectuelles, souffrant d'une altération du caractère, vivant en retrait des autres... Sa vocation n'est pas thérapeutique, mais il évalue le patient pour l'orienter dans la filière de soins.
Il dispose de quelques lits pour une évaluation plus approfondie, voire, dans quelques cas particuliers, pour un traitement spécifique comme la convulsivothérapie (électrochocs). Le centre complète le travail des "centres mémoires" qui coordonnent gériatrie et neurologie, en allant "au-delà de la plainte mnésique, pour comprendre ce qu'il y a derrière", explique le Dr Gallarda. Le Dr Jean-Pierre Olié, chef du service hospitalo-universitaire de Sainte-Anne, a réitéré son souhait de voir créer un diplôme d'études spécialisées complémentaires (DESC) de psychiatrie du sujet âgé.
Il a noté à cet égard que les troubles émotionnels ou de comportement, du ressort du psychiatre, arrivent très tôt chez les personnes âgées, avant même les troubles cognitifs, l'apanage du neurologue, et l'intervention du gériatre. On estime qu'il y a actuellement en France quelque 800.000 personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer (165.000 nouveaux cas par an). La moitié cependant des malades ne sont pas repérés, ce qui les exclut de toute prise en charge, et 17% seulement sont vraiment traités
YM
mis à jour le 14/04/2008