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Edito : Evaluer la gentillesse ?

Peut-on tout évaluer ?


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Les fédérations professionnelles saluent le rapport de la députée Annie Vidal sur la refonte de l'évaluation (interne, externe) des ESMSS, des EHPAD.

Annie de Vivie
Propositions d'un référentiel national, d'indicateurs de contexte, de processus, de résultat, révision des financements et des qualités des évaluateurs, cohérence entre les calendriers des évaluations et des négociations CPOM, communications des analyses éclairées au grand public... la députée synthétisé les travaux de 15 auditions.



Nous avons été auditionné autour de ces critères qualité, à partir de l'expériences des "avis clients" des Ehpad, dans l'annuaire d'agevillage jusqu'au label Humanitude.

Quel est le critère, l'indicateur qualité spontanément donné par les internautes, leurs familles, sur la qualité de ces établissements ?

Au-delà de la qualité du cadre de vie, des repas, des activités sociales, des soins... c'est "la gentillesse" des professionnels, qui revient en boucle.

Alors peut-on évaluer la "gentillesse" ? Peut-on l'objectiver, la professionnaliser ?

Difficile, complexe, subtil, particulier, personnel... semble estimer le HCFEA (Haut Conseil de la Famille, Enfance, Age).

Or "Oui, on peut tout évaluer. Toute réalité si complexe soit-elle n'est pas résistante à l'évaluation" affirmait Paul-Loup Weil-Dubuc, docteur en philosophie et chercheur à l'Espace éthique. "Il faudra distinguer l'évaluation de la valorisation d'une éthique de bientraitance par exemple".

Oui on peut évaluer le respect des obligations au travail en situation de canicule.

Oui on peut évaluer le déploiement d'actions de prévention de l'autonomie, qui pourront être financées par les conférences des financeurs en 2019, en Ehpad.

Oui on peut évaluer les propositions cette semaine du plaidoyer du groupe SOS Seniors et l'envie de la Fedesap de "renverser la table" ou celles de la CAP 22 sur la dépendance.

Oui on peut évaluer l'intérêt du Service Civique en ESMSS.

Oui on peut évaluer ces normes, ces réglementations au regard des envies des habitants (comme au Japon).

C'est même une nécessité d'évaluer, de se mesurer pour avancer.

Encore faut-il pouvoir avoir des repères reconnus, partagés, qui font sens.

Encore faut-il lever le sentiment d'impuissance qui pèse aujourd'hui face aux difficultés quotidiennes (explosion des maladies neurodégénératives et leur cortège de troubles du comportement, situations complexes, fins de vie...).

Encore faut-il avoir les moyens d'atteindre ses objectifs, en temps, en nombre et surtout en compétences.

Mesure-t-on les impacts de la non-qualité ? Des soins inutiles, des hospitalisations évitables, des épuisements professionnels par pertes de sens ?

Tous ces sujets sont au coeur du thème de notre 11eme colloque Agevillage/Humanitude sur les approches non médicamenteuses ces 8 et 9 novembre à la Cité des sciences à Paris : nous allons parler du lien entre la qualité de vie des uns et la qualité de vie au travail des autres.

D'ici là je vous souhaite un bel été et vous donne rendez-vous le 20 août prochain.

Entre temps Agevillage et Agevillagepro restent à vous côtés pour vous informer.
Avec gentillesse !


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