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Edito : citoyenneté des professionnels aussi

Comme celle des personnes fragilisées


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Certes le secteur a besoin de nouveaux financements mais ceux du "cure", du "care" doivent se penser avec la question du logement, du "chez soi",  de la présence quotidienne (fonction présentielle) avec comme principe non négociable la citoyennté. Celle des personnes concernées mais aussi celle des professionnels qui les accompagnent, a expliqué Marie-Anne Montchamp au lendemain du conseil de la CNSA qui a apporté sa contribution aux travaux de Dominique Libault en mars.

Cette citoyenneté, les professionnels l'ont réveillée en 2017 puis en 2018 avec ces mouvements sociaux qui ont obligé le gouvernement et le Président de la République à planifier une loi dite "dépendance" en 2019.

Cette citoyenneté est aussi affichée comme une revendication centrale des "Gilets jaunes" portés par de nombeuses femmes, souvent précarisées, beaucoup professionnelles du prendre soin aussi.

La citoyenneté implique des droits et des devoirs affichés, défendus par notre République, et ses représentants :  élus, corps intermédiaires qui ont remobilisé des centaines d'AG dans les ESMS en ce début d'année.

Ils vont porter les revendications des acteurs de terrain ce 21 février à l'Elysée. Ils demandent, à nouveau, d'être reçus par le Président de notre République.

Ce dernier entendra d'autant mieux les enjeux du vieillissement, la transition démographique, qu'ils seront affirmés dans les réunions du Grand Débat en cours.

L'occasion d'affirmer la citoyenneté pleine et entière des uns (les personnes fragilisées) comme des autres (les professionnnels), qui interroge les pratiques, les normes, la fonction domiciliaire chère à Marie-Anne Montchamp entre sécurité et liberté.

L'occasion de débattre de ce que la solidarité nationale finance et financera. Affirmer les milliards d'euros nécessaires sans cette réflexion, asphyxie voire bloque la pensée, le mouvement.

La transition démographique bouscule et demande une transformation de la gouvernance, du prendre soin autour de la contractualisation d'une démarche d'amélioration continue.

Cette démarche part du diagnostic, de l'activité (voir le guide de la CNSA cette semaine) pour se déployer au long cours, de manière pluri-annuelle avec des impacts médico-économiques favorables (pour les territoires, pour les métiers, pour la santé au sens OMS) : voir le zoom sur les labellisés Humanitude  lors de notre dernier colloque, les outils d'évaluation pour la nutrition face à la dysphagie "Eat-10", et la formation à InterRai pour évaluer de manière multi-dimensionnelle la situation des personnes qui se fragilisent. Et puis parce que l'histoire nous raconte d'où l'on vient : voir cette semaine la vie des hospices au XIXe.

Aujourd'hui, en 2019 : il ne faut plus attendre. La République doit se réveiller.

2030 c'est demain. C'est aussi une date clé (dans 10 ans) pour la transition écologique aussi, la responsabilité sociale et environnementale, pour laquelle l'Anap accompagne les acteurs du médico-social.

Il en va de notre citoyenneté à tous.


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