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Edito : Les professionnels du domicile aussi sortent du bois

Reportages sur le terrain


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Il n'y a pas que les professionnels des Ehpad qui tirent la sonnette d'alarme. Ceux du domicile aussi sortent du bois.

Dans quelle France on vit ? sur RMC Story le 11 décembre dernier, "Pièce à conviction" du France 3 le 7 février dernier, dans l'Instant Module sur France Info ce 13 février matin... les journalistes suivent les journées d'aides à domicile, et découvrent ces métiers indispensables aux réalités de notre société.

Les Français découvrent ces plans d'aide hachés, impossibles : 30 minutes pour arriver, aider à la toilette, au petit déjeuner, à la prise des médicaments...

Les Français découvrent ces conditions de travail difficiles, ces temps de déplacements mal pris en charge, ces salaires en dessous du Smic, alors que ces professionnels sont juste indispensables. Ils comprennent mieux pourquoi ces professionnels ont pu rejoindre le mouvement des gilets jaunes.

Les Français découvrent ces métiers indispensables donc à la vie chez soi, au maintien de l'autonomie, à la sortie d'hospitalisation, en relais des proches aidants...

Les Français découvrent aussi les tensions financières des financeurs de ces aides (actions sociales, caisses de retraite, départements). Ils découvrent les complexités politico-technico-administratives comme les CESU/APA, comme pousser des personnes fragilisées à devenir employeurs de leur intervenant à domicile...

Les Français découvrent que ces services aux domiciles comme les Ehpad sont les premiers employeurs de nombreux territoires. Ils découvrent que ces employeurs tentent d'avancer malgré tout, en misant sur les capacités des personnes aidées et le Positive Care chez Korian (Ce qui n'est pas la même logique que l'Epade pour Echelle d'évaluation des personnes âgées difficiles qui épuisent).

Ces services, ces établissements visent la qualité de vie au travail (QVT) avec le théâtre pour libérer la parole ou l'activité physique pour s'échauffer chaque matin. Leurs fédérations employeurs tentent de se fédérer (Nexem/Una),

Les métiers se diversifient pour tenter d'organiser les réponses des territoires, coordonner les interventions pour optimiser les déplacements et soutenir les proches aidants (voir cette semaine le méconnu TC APSA : technicien-coordinateur de l'aide psycho-sociale aux aidants).

Si les technologies peuvent aider à informer, à coordonner, à tracer, à limiter le recours aux urgences... elles ne remplacent pas le contact humain, la main tendue, la parole qui rassure, apaise...

Savoir ajuster le juste prendre soin, au bon niveau de soin, demande une technicité de haut vol. Cela demande des compétences, des savoir-faire, des savoir-être, des temps d'ajustement, de régulation, de réflexion.

Ce temps investi est par la suite gagné en qualité du prendre soin, en passages aux urgences évitées, en juste médication, en conditions de travail motivantes et durables, en emplois durables... Pile ce que le projet de loi santé présenté ce 13 février veut défendre, en oubliant royalement les professionnels du domicile, s'énerve AdessaDomicile.

"Notre société peut supporter le coût de cette transformation, de cet investissement, de cette adaptation à son vieillissement" estime Marie-Anne Montchamp présidente de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie. Cette CNSA a planché sur un nouveau modèle de financement des aides à domicile avec un  tarif de référence national plancher (APA, PCH) et un complément de financement (CPOM) qui répond aux réalités des territoires (première enveloppe dotée de 50 millions d'euros).

"Ces financements investis dans ce secteur se retrouvent dans l'économie réelle", selon Marie-Anne Montchamp

Et si les Français, les élus, les décideurs cessaient de le découvrir et se mobilisaient en ce sens ?


mis à jour le



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Vos réactions

DESESPERADA

14/02/2019 17:02

pas d'accord !


Encore du "bla bla bla" ECONOMIQUE à côté de la plaque ! Vivre à domicile "jusqu'au bout , chez soi entouré des siens est un légitime souhait POUR TOUTES LES PERSONNES ÄGEES , (dont je suis à 73 ans !!) C’est et une chose naturelle tant qu'on peut le faire SEUL ! APRES SI VIENT LA DEPENDANCE, OU SEULEMENT LA FRAGILISATION DUE A L'ÄGE, LES SEULES PERSONNES A MËME D'ASSURER UN BON ACCOMPAGNEMENT POUR UN REEL "BON VIEILLIR" DE LEURS PROCHES , SONT LES AIDANTS FAMILIAUX NATURELS ET NON DES SALARIES ETRANGERS A LA PERSONNE Les Epadh, lamentables "déchetteries autorisées" pour vieux encombrants humains gênants, sont de sinistres parcages pour " LES VIEUX" condamnés à mort" lente ,"mal" "traités " (voire "maltraités " !) par des soignants trop pressés, brutalement dénués , non seulement d'humaine empathie, mais de simples déférence, respect et altruisme. Et Les "aidants à domicile " salariés ne sont pas de meilleur acabit que les soignants . L'accompagnement des personnes âgées pour leur bien être en fin de vie, n'est pas "un métier " qui s'apprend "Madame !...( pas plus que l’on apprend à être parent, enfant ou conjoint) C’est la continuité naturelle et bienveillante (filiale , paternelle ou fraternelle) de toute une vie affective partagée jusqu'au bout dans un environnement chargé de souvenirs communs , qui crée le lien et le bienfait par l’élan spontané du cœur, solidifié dans bienveillance par la parfaite connaissance réciproque morale et physique de l'autre, dans le BINÔME INDISPENSABLE "aidant/aidé". La patience et la compréhension NÉCESSAIRES de « L’AIDANT » envers « L'AIDÉ » fragilisé , sont elles aussi des ÉLANS SPONTANÉS DU CŒUR et NON DES « THÉORÈMES APPRIS EN FORMATION » On peut apprendre à faire une piqûre , un ourlet , astiquer les vitres, mais pas parler du passé avec quelqu’un qu’on ne connaît pas et qui s’y replonge en permanence, ni lui cuisiner les plats de «famille» dont le tour de main se transmet de génération en génération, et dont il aime et reconnaît la saveur avec plaisir la saveur (le plaisir de manger étant un des derniers des personnes très dépendantes )….. POUR QUE LE BON VIEILLIR DES "AINES" SOIT EFFECTIF, IL FAUT LUI RENDRE SA NOBLESSE FAMILIALE ! Quand donc» Mme de Vivie, **GRANDE ADEPTE DU CONCEPT « D’ HUMANITUDE ( qui semble seulement "découvrir" maintenant ce que les aidants familiaux naturels s'époumonent à dire sans effet depuis des décennies!….A savoir que le "BON VIEILLIR" des personnes âgées ne peut se faire qu'à domicile dans leur univers personnel rassurant entourés de l'amour des leurs !!!), **FINIRA-T-ELLE PAR ADMETTRE que LEURS PROCHES DIRECTS FAMILIAUX (ET NON DES ETRANGERS ignorants tout de leur nature, de leur famille et de leur vie, de leurs goûts et de leurs besoins ) sont le seul vrai maillon indispensable au bon accompagnement des aînés dépendants pour leur réel « BON VIEILLIR ! **et PAR CONCEVOIR « HUMAINEMENT » « QUE LA «SILVER ÉCONOMIE» (horrible terme hypocrite pour «RENTABILITÉ TIRÉE DU VIEILLISSEMENT» ) EST UNE autre «BARBARIE » de notre minable culte du profit, ** et QUE TOUS LES INVESTISSEMENTS BUDGÉTAIRES DE L’ETAT pour Le « BON VIEILLIR » des personnes âgées : → doivent porter AVANT TOUT , non sur la création d’EMPLOIS qui seront toujours imparfaits dans ce domaine , mais SUR L’IMPERATIF et ESSENTIEL SOUTIEN (humain, sanitaire et Quand donc notre société cessera de "surfer sur la souffrance humaine pour "faire" du fric financier) DES AIDANTS FAMILIAUX , AU CAS PAR CAS (car dans le vécu de cette épreuve aussi pénible physiquement qu'éprouvante moralement pour les aidants familiaux bénévoles spontanés , chaque "binôme" et chaque situation sont uniques , ainsi que leurs besoins spécifiques , car chaque être humain est unique autant que son histoire !) , -->et SUR LA PROTECTION SOCIALE ET JURIDIQUE de ces bénévoles du cœur , «PENDANT »t et surtout « Après » leur « investissement» , car les terribles multiples conséquences de tous ordres qui en découlent pour eux à tous les niveaux de la vie quotidienne , civile et familiale, sont terribles pour eux !




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