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La situation financière des structures devient critique, alerte l'INA


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Déplorant que le projet de loi sur le 5ème risque soit toujours dans les cartons l’UNA  souhaite malgré tout que 2009 soit une année de dialogue et d’avancées concrètes avec les principaux financeurs du maintien à domicile. « Les difficultés financières que rencontrent certaines structures d’aide à domicile risquent de se traduire par des suppressions d’emplois », alerte  l’UNA -Union nationale de l'aide, des soins et des services au domicile-.

Espoir déçu. Dans un communiqué daté du 3 mars 2008, l’Una, qui représente plus de 1200 structures d’aide à domicile en France métropolitaine et outre-mer rappelle qu’elle attendait que la mise en place du 5e risque permette la  prise en considération de la problématique du domicile tant au niveau de la « prise en charge » des personnes en perte d’autonomie qu’au niveau du  financement des structures d’aide à domicile.

Une  situation financière qui s’aggrave sans cesse.
  L’UNA constate aujourd’hui que de plus en plus de ses adhérents rencontrent des problèmes. Ils concernent notamment :
- la prise en compte des coûts économiques et sociaux réels des structures d’aide à domicile par les financeurs dans leur tarification, en particulier les conseils généraux, reste encore trop aléatoire, au gré des territoires, et cela malgré les règles fixées par la loi du 2 janvier 2002 dans le cadre du régime de l’autorisation, indique l’UNA : « Les services d’aide et d’accompagnement à domicile – paradoxe insupportable – paient parfois le prix fort pour leurs efforts en
matière de formation de leur personnel et d’engagement qualité auprès de leurs bénéficiaires. »

- la  prestation d’aide ménagère financée par la Cnav. « l’UNA demande depuis plus de 10 ans de sortir du tarif unique afin que son financement soit juste et pertinent. »

Il convient, selon l’UNA,  que la CNAV, soit adopte un tarif différencié par structure pour tenir compte de la qualité des prestations et du taux d’encadrement des personnels, soit qu’elle accepte que son taux de participation laisse effectivement la possibilité aux structures de facturer la différence de coût aux bénéficiaires.

Des départements sont d’ores et déjà concernés (Eure, Finistère…). D’autres le seront prochainement  si rien n’est fait pour changer cette situation. L’exigence de qualité et de professionnalisation que les Pouvoirs publics appellent de leurs voeux pour la « prise en charge » à domicile des personnes vieillissantes en perte d’autonomiene peut être efficace sans une reconnaissance des coûts associés ; ni la structuration d’un secteur qui, avec 132 000 emplois créés en 2007, est l’un des premiers créateurs d’emplois en France.
L’UNA compte 147 000 professionnels qui aident à domicile 805 000 personnes / an ;
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