Le 24 avril, entre les deux tours de l'élection présidentielle, Philippe Bas a présenté un plan de cinq ans (2007-2011) dégageant 727 millions d'euros (dont 135 millions en 2007) pour améliorer la qualité de vie des personnes souffrant en France de maladies chroniques En 15 mesures, sur 4 axes ce plan prévoit de permettre aux patients de mieux connaître leur maladie ; d'élargir la pratique médicale vers la prévention ; de faciliter la vie quotidienne des malades et enfin, de mieux connaître les besoins.
15 millions de français souffrent de maladies chroniques (diabète, asthme, sclérose en plaques, cancer, etc.).Dès 2004 la loi de santé publique prenant en compte la nécessité d'améliorer leur qualité de vie, prévoyait un plan tandis que l'organisation mondiale de la santé faisait également en 2005 un priorité de ce sujet. Le système de santé doit pouvoir répondre à cette situation évolutive, notamment compte tenu de l'allongement de l'espérance de vie qui laisse envisager que les patients atteints de maladie chroniques vivront de plus en plus longtemps avec leur pathologie.
La mise en place d'un plan s'avère indispensable pour de nombreuses autres raisons aussi : la prise en charge est d'autant plus efficace que le malade est impliqué, des complications peuvent être évitées si le patient est conscient des risques qu'il encourt, le besoin de mieux mesurer l'impact des maladies chroniques sur la vie des personnes qui en sont atteintes.
Des "cartes individuelles d'information et de conseils" seront progressivement diffusées à chaque patient. Elles fournissent les informations essentielles sur la maladie (définition, cause, signes et conseils de prise en charge, "Les règles d'or à respecter, des informations personnelles et des recommandations en cas d'urgence.
Un portail Internet sur les maladies chroniques devrait être ouvert avant la fin 2007 sur le site Web du ministère de la santé. Destiné au Grand public d'une part, au Professionnels de l'autre, ce portail intègrera plusieurs volet : "Information" "Education du patient", "Social" (sur les droits et les aides), "Epidémiologie".
La prévention et l'éducation du patient sont reconnues comme "activité de soins" à part entière via la formation des professionnels de santé (dès la rentrée 2007) et un financement spécifique pour l'hôpital et la médecine de ville.
Pour faciliter la vie quotidienne des patients des programmes d'accompagnement personnalisé sont prévus (pour les diabétiques dans un premier temps) ainsi que l'expérimentation de nouveaux métiers comme celui de "coordinateur de soins".
"Des décrets sont en préparation", annonce le ministre afin que les infirmières puissent prendre la tension artérielle des malades ou encore que les orthoptistes puissent dépister les complications vasculaires du diabète.
Plusieurs mesures avaient déjà été annoncées, comme le doublement du nombre de places en HAD et en appartements de coordination thérapeutique.
FG
mis à jour le 10/05/2007