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Approches non médicamenteuses de la maladie d'Alzheimer : le 2ème colloque international a rassemblé 900 participants

Se rassembler, se reconnaître, échanger et évaluer


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Photo scène colloque approches non médicamenteusesLes difficultés d’accompagnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou maladies apparentées sont croissantes. La participation de 900 professionnels à ce deuxième colloque international sur les approches non-médicamenteuses, organisé par Agevillage/IGM France (Institut Gineste Marescotti), les 12 et 13 novembre 2009, en est une illustration.
Les besoins sont importants.
Les professionnels sont en attente de soutiens, de réponses, de propositions concrètes, d’outils.


Les approches non-médicamenteuses sont une des réponses.
Côte à côte, la Validation® de Naomi Feil a été saluée par les auteurs de la Méthodologie de soin Gineste-Marescotti. L'américian John Zeizel a souligné l'engagement de Nicole Poirier pour sa maison Carpe Diem au Québec. La médiation animale a cotoyé la neuropsychologie qui travaille sur l'apathie, l'agressivité, le soutien des malades et des aidants (voir étude AIDMA présentée par Jocelyne de Rotrou).
Dans le DVD Art-Thérapie sur les approches non-médicamenteuses, les chercheurs américains pointent que ces approches viennent en appui des traitements pharmacologiques.
Les utilisateurs de ces méthodes témoignent d’impacts positifs : amélioration de 83% des comportements d’agitation (Etude IPRIM pour la Méthodologie de soins Gineste-Marescotti® publiée en 2008 dans le supplément de juin de la revue de gériatrie), diminution de la consommation des médicaments (USLD Tonneins-Marmande du Dr Bonnevay), du turn-over, de l’absentéisme (comme dans l’Unité Spécialisée Alzheimer de l’hôpital gériatrique des Magnolias dans l’Essonne).
Les professionnels, les familles, les aidants, sentent que l’on peut vivre la maladie d’Alzheimer autrement, encore faut-il le reconnaître et s’en donner les moyens !
Le philosophe Eric Fiat a porté, argumenté le message de la dignité intrinsèque des malades, porté par le respect et surtout agape l"amour".
Ces approches non-médicamenteuses ne vont pas « guérir » les malades, mais améliorer leur qualité de vie, celle des soignants, des aidants.
Elles accompagnent concrètement l’évolution des lieux de soin en milieux de vie, avec moins de médicaments, moins d’hospitalisations, moins de turn-over, moins d’absentéismes, moins de plaintes, plus d’ouvertures, de projets, positifs et motivants (voir la maison de l'Amitié à Albi : une "utopie réaliste").
 
Les approches non-médicamenteuses sont aujourd’hui enseignées en formations continues.
Il faudrait les enseigner en formations initiales (pour éviter de reformer des professionnels à leur prise de fonction).
L’étape préalable, indispensable est la conduite d’études scientifiques via des recherches indépendantes, sérieuses.
Isolées, ces approches peuvent difficilement répondre à un PHRC (programme hospitalier de recherche clinique).
La présence motivée des 900 professionnels, les échanges des différents concepteurs, permettent de penser que des avancées sont possibles vers l'évaluation scientifique, notamment.

Interviews et extraits des interventions seront mises en ligne prochainement.
Dès maintenant retrouvez les conclusions de ces journées 

Dr Nicole Sicard, gériatre, ancien chef de service, médecin coordonateur, et chercheur pour IPRIM (Institut de recherche sur la Méthodologie de soins Gineste-Marescotti®)

Point sur la recherche de la méthodologie de soins Gineste-Marescotti
Revue de littérature sur les comportements d’agitation pathologique,
le lien entre l’agitation et l’attitude des soignants


mis à jour le



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