L'association France-Alzheimer a protesté jeudi dans un communiqué contre le nouveau dispositif mis en place pour le transport des malades vers les accueils de jour, jugé "ni suffisant, ni adapté à la réalité du terrain".
Les décrets du 30 avril et 11 mai 2007 (*) prévoient ainsi une prise en charge partielle du transport des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer par les accueils de jour.
France Alzheimer rappelle qu'aujourd'hui le transport n'est pas systématiquement pris en charge, mais elle s'insurge contre ce nouveau dispositif qui instaure une "discrimination" entre les accueils thérapeutiques de jour autonomes et les accueils intégrés dans les établissements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).
Que disent les textes ?
Le transport est "financé à 100%" dans les EHPAD, et "à 70% seulement" dans les accueils de jour autonomes, précise le vice-président Guy Le Rochais, de France Alzheimer, qui n'y voit "aucune raison objective".
L'association marque sa "déception face à la timidité et aux limites de ces textes", "si ceux-ci apportent pour la première fois une amorce de solution au problème de transport, le dispositif mis en place n'est ni suffisant, ni adapté à la réalité du terrain".
France-Alzheimer dénonce le manque de moyens qui pénalise globalement les accueils thérapeutiques de jour autonomes (une centaine en France) : insuffisance du financement des professionnels et de la revalorisation du forfait soins instauré en 2001.
"Il est temps de réduire le "restant à payer" des familles qui représente plus de 4,5 milliards d'euros par an", souligen France Alzheimer.
La lutte contre la maladie d'Alzheimer a été décrétée grande cause nationale pour 2007.
En France, près de 860.000 patients en sont atteints, dont deux tiers de femmes. 5% des plus de 65 ans et un quart des plus de 80 ans sont touchés et il y aurait 150.000 nouveaux cas par an en France.
AdV
mis à jour le 10/06/2007