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Dépenses de santé "anormalement élevées" pour les plus de 75 ans

La faute à un mauvais parcours de soin


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Le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (HCAAM) a jugé d’un "niveau anormalement élevé" les dépenses de santé des personnes du grand âge.

Dans un avis rendu public vendredi 23 avril et intitulé "Vieillissement, longévité et assurance maladie", Le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (HCAAM ) pense que les décideurs doivent se pencher sur "le niveau anormalement élevé des dépenses individuelles de soin au grand âge".

Selon le HCAAM, il se produit un " phénomène d'accélération de la dépense, aux plus grands âges, (qui équivaut à)  une sorte de +seconde rupture+ dans la courbe d'évolution de la dépense". La courbe des dépenses  croît régulièrement à partir de 40 ou 50 ans, se verticalise autour de 75 ans, le plus souvent en raison  "de la hausse des dépenses hospitalières", explique le Haut conseil.

Les personnes de plus de 75 ans, représentenr 8% de la population mais concentrent à peu près un cinquième de la dépense de soins. Le Haut Conseil estime que cette "surdépense" tient pour partie à "des questions de structuration et d'organisation des soins". L'hôpital serait "trop sollicité, mal sollicité" par les personnes âgées.  "C'est sans doute concernant le recours à l'hôpital que les plus importantes améliorations sont possibles".

Une meilleure coordination des soins entre professionnels de santé en ville et institutions sanitaires et médico-sociales "représenterait au moins une économie de quelques pour cents de la dépense totale de santé", soit "plusieurs milliards d'euros", estime le Haut conseil.  "C'est donc une politique claire de recherche de parcours de soins plus efficients qui permettra à la fois de limiter l'impact du facteur démographique sur les dépenses d'assurance maladie et plus largement de santé", précise le rapport.

Concernant l'hospitalisation, le Haut conseil souhaite une diminution du fort taux d'admission par les urgences, mais aussi une facilitation des sorties, pour réduire les séjours hospitaliers inadéquats, les réhospitalisations évitables et les mauvaises passations de relais vers les prises en charges  ambulatoires et médico-sociales.


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