Agevillage
  >   Actualités  >     >   Le 5ème risque n'est pas qu...

Le 5ème risque n'est pas qu'une question d'argent

selon le Collectif « Une société pour tous les âges »


Partager :

Le Collectif d'experts ou think tank intitulé "Une société pour tous les âges" auquel Annie de Vivie, fondatrice d'Agevillage collabore, a invité la presse ce 8 décembre 2010 sur le fait que le 5ème risque "aide à l'autonomie" n'était pas qu'une question d'argent.

C'est d'abord la question de la place des personnes âgées dans la société
Pascal Champvert reprend les propos du président de la république "Quand on est vieux on reste un être humain". Il semble nécessaire de le répéter.
Les personnes qui vieillissent ont une espérance de vie sans incapacité qui s'améliore.
Elles peuvent décider pour elles-mêmes, elles sont citoyennes, autonomes et inter-dépendantes.
Utilisons l'expression besoin d'aide à l'autonomie plutôt que le terme "dépendance", connoté négativement.


Voir l'intervention de Pascal Champvert


Les familles sentent un glissement quant au respect de la dignité de la personne âgée fragilisée

Témoignage de Jacqueline Chapuis, Alerte à Grenoble

5ème risque : une question de financement mais pour quoi faire ?
Les sommes à trouver ne sont pas colossales (5 à 10 milliards d'euros) et Bernard Ennuyer rappelle la discrimination actuelle en France en cas de besoin d'aide à l'autonomie avant 60 ans (PCH = prestation de compensation du handicap), après 60 ans APA (Aide personnaliséé à l'autonomie).
On touche ici au contrat social : il faut que les personnes en situation de handicap, de fragilité, quel que soit leur âge, ait leur place dans la société.
Sylvain Denis, le Vice président du CNRPA (Comité national des retraités et personnes âgées) tente d'établir des passerelles avec le CNCPH (Conseil national consultatif des personnes handicapées): Quelle prestation de compensation des situations de handicap ? Pour quoi en faire ?

Un 5ème risque et des financements : pour quoi faire ?
par Bernard Ennuyer et Sylvain Denis


Simplifier l'accompagnement des besoins
Evaluer la situation individuelle de la personne fragilisée, proposer un interlocuteur identifié localement pour coordonner l'aide, identifier une filière de service labellisés.


Les préconisations du collectif présentées en images
par Olga Piou et Annie de Vivie


Mais il a des urgences aujourd'hui : le secteur de l'aide à domicile est asphyxié.
Le secteur de l'aide à domicile associatif alerte à nouveau ; son asphyxie financière n'est plus à démontrer.
Les financeurs publics (Conseils généraux, caisses de sécurités sociale) eux-même asphyxiés, ne peuvent plus assurer la couverture des tarifs horaires nécessitant l'intervention d'un personnel qualifié auprès de personnes fragilisées, malades, handicapées.
Certains pointent des erreurs de gestion des associations, d'autres attendent les rapport qui peuvent montrer que les groupements d'employeurs (formations, professionnalisation, qualité de service), d'autres prônent l'ouverture au marché privé du Plan Borloo, qui n'a pas porté ses fruits : "les tarifs n'ont pas baissé" constate André Flageul le président de l'UNA. Hugues Vidor craint le moins disant qualitatif devienne la norme qualité.
Un collectif de 16 associations dont UNA, ADMR, AD-PA, Adessa à domicile alerte les pouvoirs publics depuis un an maintenant.
Hors l'amendement de la loi de finance 2011 qui vient de supprimer les exonérations va avoir un impact sur 12 à 15% des charges des services du secteur de l'aide aux familles.
20 000 salariés menacés selon Hugues Vidor de Adessa à Domicile.


Voir les interventions de :

André Flageul (UNA)

 M. Hugues Vidor (Adessa à domicile)


mis à jour le



Partager :


Vos réactions

Deneza

21/12/2010 17:12

5ème branche


Pourquoi parler de 5ème Risque, alors que nous devrions dire 5ème branche, encore une ségrégation !



deneza Présidente ASS FAMILLES HOPITAL PAUL BROUSS

21/12/2010 17:12

SOLIDARITE SANS DISCRIMINATION D\'AGE !


A 59 ans et 364 jours vous êtes handicapé : le 365ème jour, vous êtes dépendant sans que votre situation de la veille ait changée, très drôle n'est-ce pas ! Merci Pascal Champvert de vous battre pour nos personnes âgées mais arriverons nous un jour que nos décideurs retrouvent la totalité de leur vision à 100% ! Aide à La dépendance, alors qu'il serait juste de parler d'aide à l'autonomie, bien d'accord, pouvons nous aussi parler de dépendance des Bébés ? non on nous parle de petite enfance... Merci aussi à Jérôme Pélissier pour son ouvrage "La guerre des âges" cela serait utile comme cadeau de Noël pour tous nos hauts décideurs. Courage aux familles éprouvées et HEUREUX NÖEL A TOUTES NOS CHERES PERSONNES AGEES.



marite

18/12/2010 23:12

Je m'insurge


Je m'insurge contre l'idée que nos patients,résidents, demanderaient à mourir..C"est faux!! Une personne bien soignée, respectée, entourée ne réclame pas à mourir!! Il faut se méfier de cretains propos sur la mort ou le désir de mort qui cache parfois autre chose, un desarroi autre qui peut très souvent être résolu si on s'en donne la peine!!!



sonjaline

15/12/2010 08:12

quelle dépendance?


tous les handicaps, personnes âgées ou non, sont et devront rester aidés par la solidarité nationale que représente la sécurité sociale et les mutuelles de santé, sans plus la très grande dépendance des personnes en EHPAD relève de la même solidarité mais s'il faut en priorité aider à vivre, il faut aussi accepter de pouvoir aider à mourir... car, dans ces EHPAD, combien de personnes réclament la mort pour mettre fin à leurs souffrances (morales sinon physiques) alors qu'on les maintient envie contre leur gré, ou plus souvent encore, qu'on prolonge leur vie, malgré la loi actuelle qui interdit l'obstination déraisonnable... mais tant que cette déraison sera jugée par le médecin lui-même... comment ne pourrait-elle pas perdurer, avec des médecins qui refusent de sortir de cette idée que la mort est leur échec, alors que la mort est tout simplement un phénomène naturel?




Réagir à cet article :

* ne sera pas affiché


HAUT DE PAGE

© Eternis SA -