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Vivre quand le corps fout le camp sous la direction de Christian Gallopin aux Editions Erès


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Vivre quand le corps fout le campNotre société prétend-elle encore prendre soin ou simplement en considération des corps meurtris, des corps disloqués, des corps handicapés, des corps tumoraux et/ou maladifs, des corps vieillardisés, des corps empêchés, bref des corps monstrueux aux formes plus ou moins tourmentées... ? Des corps hors la norme ? Hors la norme du beau, du jeune, de l'actif, du rentable, du bling-bling détestable... Vulnérabilités et fragilités corporelle peuvent-elles encore prendre sens dans un monde d’apparences, de surfaces ?

Comment ? Pourquoi ? Au nom de quelles espérances peut-on encore habiter, endosser, s’abriter d’un corps défaillant ?
Vivre quand le corps fout le camp ! convoque notamment toutes les déclinaisons autour des questions d'euthanasie, de suicide - assisté ou non -, d'obstination médicale déraisonnable et interpelle la société tout entière quant au regard porté sur le corps.

Cette injonction dérangeante  a fait l’objet d’une journée de recherche clinique, il y a aujourd’hui même 2 ans, le 17 octobre 2009 dans le cadre du colloque régional soins palliatifs de Champagne Ardennes. L’intention était d’explorer ces sujets délicats par des regards croisés médicaux et psychologique mais également au travers du regard de l’artiste, du peintre, du poète ou de l’écrivain.

Les intervenants ont été conviés à collaborer à l’œuvre écrite de cette journée de réflexion. Au-delà de la poésie d’Henri Michaux initialement conviée à cette journée la poésie a également à nouveau convié dans cet ouvrage avec les textes de Christian Galopin.
Des auteurs et écrivains d'horizons différents (philosophie, sociologie, médecine, psychanalyse, littérature, poésie, art...) confrontent ainsi ici leurs émotions, leurs expériences, leurs réflexions. Parce que l'image est à ce point difficile à soutenir, l'art et la peinture de Jean Rustin accompagnent les textes. Parce que le langage même se perd à vouloir comprendre, c'est à la poésie de lier et délier nos soubresauts existentiels... Parce que finalement, être, c'est mourir.

Parmi ces nombreuses contributions notons sur les sujets des corps vieillis en particulier, celles de Michel Billé « Vieux corps, ou corps de vieux » et celle d’Elizabeth Quignard « Vieillir et devenir ».

Avons-nous vu l’homme dans un corps social vieillissant ? interroge Michel Billé d’emblée qui remarque que « ce sont ces corps qui font d’abord l’objet du traitement social dd la vieillesse. Avons-nous vu l’homme dans ces corps qui racontent une vie ? Avons-nous vu l’homme derrière la gestion des corps. Quand le corps fout le camp, ce que vous n’avez plus prend le pas dans le regard de l’autre sur ce que vous êtes écrit-il évoquant le « girage » qui détermine le plan d’aide à l’autonomie. Derrière les corps profanés, alignés dans les anciennes halles frigorifiques, lors de l’été caniculaire de 2003, avons nous vu l’homme interroge encore Michel Billé. La réduction du vieillard à ce vieux corps est la conséquence du regard dépréciateur que nous portons sur la vieillesse.

Que faire de sa vie à la fin d’une vie ? Comment apprendre à vieillir ? C’est dans la littérature qu’ Elizabeth Quignard va chercher des réponses. Sophocle, Proust, Simone de Beauvoir, Montesquieu,  Swift, Sénèque, Michel Serres, …  sont « convoqués » pour évoquer le « vieillir » sous ses nombreuses facettes : sentiment de finitude, déplaisir, vieillissement physique et vieillissement psychique et spirituel, regard de l’autre, longévité, effet du temps, sens de la vie, douceur et légèreté dans l’avancée en âge.

Christian Gallopin, médecin et algologue, poète et philosophe, dirige le Service de soins palliatifs du centre hospitalier de Troyes (Aube).

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Vivre quand le corps fout le camp sous la direction de Christian Gallopin
Avec la participation de : Michel Billé, Gérard Dabouis, Martine Derzelle, Hélène Genet, Olivier Haralambon, Didier Martz, Christian Noorbergen, Élisabeth Quignard, Bertrand Vergely.
Prix conseillé : EUR 23,00
Broché: 260 pages
Editeur : Erès (8 septembre 2011)
Pour commander en ligne Vivre quand le corps fout le camp


mis à jour le



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