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Evaluation : Des écarts en besoin d'aides de 1 à 6 pour un Gir 2 se désole le Pr québécois Réjean Hébert (SMAF)


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Le Pr Réjean Hébert de Montréal est un spécialiste des questions d'évaluation des situations des personnes fragilisées par l'âge, les maladies, mais aussi un expert en santé publique (redéploiment des services de santé vers le domicile au Québec).
Un des enjeux : ne plus parler de "dépendance" mais d'"autonomie" des personnes qui se fragilisent.

Pour la rédaction d'Agevillage il avait déjà  présenté le référentiel d'évaluation SMAF® (Système de mesure de l'autonomie fonctionnelle) et sa version informatisée "eSamf" et son actualité en France en 2010 (Test dans 11 Maia sur 18).

SMAF/AGGIR
Dans la revue de gériatrie, de novembre 2011, il publie les résultats d'une étude de l'implémentation du SMAF en Dordogne auprès des équipes APA du conseil général, avec la CNSA.
Il en ressort que l'outil SMAF et ses 14 profils ISO-SMAF permettent de définir précisément les ressources requises selon les besoins.
Ces profils sont plus précis et plus reproductibles que les 6 GIR (groupes iso-ressources) de la grille AGGIR qui ne sont pas assez homogènes, selon Réjean Hébert.
"Pour un GIR 2 nous avons évalué des plans d'aides allant de 40 minutes à 4 heures" (soit un écart de 1 à 6), "Sans parler des Gir 4".
"Le SMAF peut contrer les efferts pervers d'une manipulation de la grille AGGIR dans l'intérêt du financeur et non de la personne âgée, fragilisée" estime le Pr Hébert.

Réjean Hébert est retourné au Québec mais participera au comité scientique des référentiels Aggir et Pathos (Arrêté du 31 octobre 2011).
Il est aujourd'hui déçu du choix de la CNSA de ne déployer que le référentiel GEVA A (Alzheimer) dans la nouvelle vague des MAIA (Maisons pour l' autonomie et l'intégration des malades Alzheimer).

Privilégier l'autonomie
L'expérimentation PRISMA (réseau de santé) d'une des MAIA parisienne a montré une diminution de l'incidence de nouvelles pertes d'autonomie, la réduction des recours aux urgences, aux hospitalisations, et aussi le sentiment de reprendre sa vie en main de la part des personnes elles-même.

Les études avec le SMAF montrent selon le Pr Hébert que certains résidents d'EHPAD (Etablissement pour personnes âgées dépendantes) en France devraient plutôt vivre dans des établissements d'accueil différents, moins médicalisés, de type "milieux de vie naturel".
Il prône le déploiement de "ressources intermédiaires"  entre le domicile et l'EHPAD.

Voir l'Interview en images du Pr Réjean Hébert
aux Assises nationales des personnes âgées de l'Uniopss à Marseille, le 24 novembre 2011.

 


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