|
Actualités
Maisons de retraite
|
Une juge d'instruction a prononcé un non-lieu dans l'enquête sur une maison de retraite de Seine-et-Marne, accusée de maltraitances dans un reportage de l'émission "Les infiltrés" sur France 2.
Dans son ordonnance de renvoi datée de mercredi 3 octobre, la juge a décidé de ne pas renvoyer la maison de retraite de Saint-Jean-les-deux-Jumeaux devant le tribunal correctionnel, faute d'éléments susceptibles de caractériser une infraction pénale. L'établissement avait été épinglé dans un documentaire tourné en caméra cachée par une journaliste de l'émission "Les infiltrés", qui s'était fait passer pour une aide-soignante en stage, diffusé le 22 octobre 2008 sur France 2.
Le reportage montrait, en image floutées, des soignants menaçant d'attacher des résidents, ou des personnes âgées laissées nues dans leur chambre. Une information judiciaire avait été ouverte quelques jours plus tard par le parquet de Meaux pour "violences volontaires contre personnes vulnérables" et "non dénonciation de mauvais traitements".
Dans son ordonnance de non-lieu, la juge a reconnu que le reportage avait "mis en lumière certains agissements contestables", liés au "contexte de manque d'effectifs" qui a "conduit à une dérive dans les missions assignées aux divers intervenants". Mais "les investigations diligentées, les nombreuses auditions des témoins, des résidents, des personnels, ainsi que les expertises médicales, n'ont pas permis d'étayer l'existence d'infractions pénales", poursuit la magistrate.
Dans un communiqué, l'Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA), partie civile dans ce dossier, s'est félicitée de cette décision. "La solution aux difficultés mises en évidence dans le reportage ne relève pas de la recherche de coupables, mais d'une amélioration de l'accompagnement des personnes âgées", estime l'AD-PA.
La diffusion du documentaire avait suscité en 2008 une vague d'indignation. La secrétaire d'Etat à la Solidarité, Valérie Létard, s'était ainsi déplacée dès le lendemain dans l'établissement, dont l'identité avait pourtant été masquée par l'agence de presse Capa, productrice de l'émission.
Voir nos articles sur l'émission Les infiltrés de France 2 de 2008
L'interview du directeur, un an après.
YM avec AFP
mis à jour le 08/10/2012
Retour vers la liste des actualités pour ce sujet: Maisons de retraite
Newsletters Agevillage : Chaque lundi, suivez l'actualité de la gérontologie et du Grand Age en vous inscrivant gratuitement à nos newsletters
Abonnement Expertise Agevillagepro : Accéder à nos actualités et dossiers réservés (*)
Salon virtuel de la gérontologie : catalogue de fournisseurs et prestataires pour les professionnels de gérontologie
Place de l'emploi de la gérontologie : Offres d'emploi et CV
Annuaire du Grand Age : 25 000 références : hébergement, services à domicile, clic, ccas, centres de santé,... toutes les informations utiles pour les personnes âgées
Vos réactions
2 réactions affichées dans cet article
antilope : les infiltres
Oui,ou commence la maltraitance?Dans la video,de l'emission:les infiltres pour moi il y a maltraitance,en plus aide soignante ne doit pas parler comme elle le fait.Le manque de personnel,les personnes agees n'y sont pour rien!la personne que l'on voit dans la video ferait mieux de changer de métier!
le 16/10/2012 à 11:10
Commentaire modéré par l'administration du site 16/10/2012 à 13:10
fran : pffffffffffff
"mis en lumière certains agissements contestables", liés au "contexte de manque d'effectifs" donc il faut accepter ces situations alors, à moins qu'il y ait une politique d'embauches !!! j'aimerai qu'on me redéfinisse le terme "la maltraitance" car ne pas la dénoncer c'est être pénalement responsable
le 13/10/2012 à 09:10
Commentaire modéré par l'administration du site 15/10/2012 à 09:10
Voir toutes les réactions