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Ces vieux métiers…

La perruquière


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Louis XIII perdit ses cheveux à trente ans et inaugura le port de la perruque. L’usage de ces postiches faits de faux cheveux était fréquent pour les vieillards des classes privilégiées. Par contre, un jeune noble aurait eu honte de porter cet attribut.Mais ce que le Roi fait devient coutume, et la nouvelle coiffe royale, faite de cheveux artificiels, fut adoptée par la Cour.Louis XIV possédait une perruque différente pour chaque occupation de la journée, et la mode perdura sous Louis XV. Pendant le règne de Louis XVI, toute la bonne société portait perruque et les perruquiers pouvaient vivre heureux.A cette époque, on comptait environ douze cents perruquiers qui tenaient leur privilège de Saint-Louis et employaient six mille personnes.La poudre à perruque était un amidon vendu à prix d’or. Les parfumeurs assuraient détenir un extraordinaire secret de fabrication, alors qu’il ne s’agissait que d’un amidon réduit en poudre et passé au travers d’un tamis de soie très serré.Les boutiques de perruques n’étaient pas réputées pour leur hygiène.C’est la révolution de 1789 qui sonna le glas des perruques, le symbole d’une noblesse vieillissante. Alors, l’expression "tête à perruque" désignait les vieillards obstinés et nostalgiques qui conservaient l’habitude des faux cheveux, et plus généralement toute personne démodée et vieillotte.Il fallut attendre la fin du XIXème siècle pour voir ressurgir une profession qui avait quasiment disparu. En effet, grâce à l’émergence de la haute couture,c’est dans les ateliers de confection parisiens que renaît l’activité. Les petites mains ou couseuses s’emploient à fabriquer des postiches, des fausses nattes et autres accessoires faits de cheveux récupérés. Cette activité devient même florissante au début des années 1900 grâce à Poiret, le créateur en vue de cette époque. Les perruquières retrouvèrent ainsi leurs lettres de noblesse et défilent fièrement le jour de la Sainte Catherine (fête des modistes) aux cotés de leurs collègues d’atelier.



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