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Démarche qualité : Méthode d'évaluation

RAI-Institution : Manuel de formation et guide d'utilisation


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Sortie de la version 2 du manuel de formation et guide d'utilisation de la méthode RAI (Résident Assessment Instrument), ou « Méthode d'évaluation du résident ».

La démarche RAI est utilisée dans tous les nursing homes aux USA, en Ontario et en Islande pour évaluer la situation des résidents, identifier leurs problèmes de santé, les analyser avant de mettre en oeuvre un plan d'aides et de soins.Elle permet la mise en oeuvre régulière, auprès de chaque résident, d'évaluations multidimensionnelles et pluriprofessionnels.

Une méthode structurée et standardisée

Prendre soin des résidents dans les établissements de soins de longue durée constitue un travail complexe et un défi.La méthode RAI d'évaluation du résident aide le personnel soignant à rassembler les informations décisives sur les ressources et les besoins du résident.Le RAI aide aussi l'équipe à évaluer la réalisation de ses objectifs et à réviser le plan de soins, il permet de suivre les changements dans l'état du résident.

  • RAI INSTITUTION Manuel de formation et guide d'utilisation / version 2.0
    376 pages - prix : 54 €
    Disponible depuis février 2003 aux Editions ENSP avenue du Professeur Léon-Bernard 35043 Rennes cedex
    Pour commander : Tél. 02 99 54 90 98 ou site cliquez ici.


  • mis à jour le

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    Vos réactions

    christine

    10/03/2011 06:03

    Des outils oui mais pas seulement


    Sans remettre en question la pertinence de ces outils :Tout outil d'évaluation des besoins réels de la personne tend à la faire rentrer dans une"case". L'autre risque est d'influencer le regard du soignant professionnel sur la personne. Il faut par conséquent beaucoup de prudence et de vigilance. Nous connaissons la fluctuation des symptômes dans le temps. L'outil sans doute peut permettre d'infirmer ou de confirmer la persistance d'un ou de plusieurs symptômes et de discerner par exemple les risques d'insécurité, notamment à domicile, encourus par la personne. Ceci dit, rien ne remplacera, d'un point de vue thérapeutique l'esprit d'ouverture, de découverte associé à l'attention, la sollicitude, dans sa relation à la personne. L'une des grandes difficultés est de conjuguer, le temps d'un moment d'aide ou de soins, l'observation clinique et la démarche d'aide et de soutien thérapeutique dans un esprit d'accompagnement. L'accompagnement est une posture, un état d'esprit que l'on cultive dans le cadre des soins palliatifs, qui permet une disponibilité d'esprit, une écoute, une attention, une concentration sur ce que vit et ressent la personne. Il nous faut conjuguer le temps d'évaluation et le temps d'accompagnement. Je crois, en tous les cas, que de maintenir une qualité de la relation au quotidien constitue le seul terrain propice à une évaluation juste. La question de l'isolement professionnel ainsi que celle du temps donné au professionnel est cruciale.L'isolement professionnel, à domicile, est fréquent. Des aides soignantes, des auxiliares de vie, travaillent seules. Parfois en binômes mais à des moments différents de façon juxtaposée et les infirmières sont malheureusement insuffisamment engagées dans la prise en charge des besoins au quotidien des personnes et de leur famille; Et pourtant, ne faut il pas sortir de cet isolement. Se battre au niveau professionnel pour travailler ensemble, dans le même sens, selon la même démarche. Ce qui signifie que les différents regards, celui d'une infirmière, celui d'un proche, celui d'une aide soignante et celui d'une auxiliare de vie sociale doivent être pris en compte. Il faut travailler dans la complémentarité et la coordination, là, sur le terrain. Que les différentes familles composant le corps social autour du malade, la famille proche et les familles professionnelles de l'aide et du soin se parlent, échangent, constatent, réajustent.. c'est très important. Aider, soigner, accompagner les personnes vulnérables exige que le corps social est un "esprit de corps" Si on ne se bat pas pour être présent dans cette démarche de soins globaux, attentifs, continus ne comptons pas sur le politique pour nous en donner les moyens. Pour moi tout reste à faire à commencer par prendre conscience de ce que nous, professionnels, on veut: Si nous ne sommes pas engagés, ensemble, il ne faut pas rêver. La vraie articulation sanitaire- médico-sociale se fait là, à domicile plus qu'à un niveau médian...il nous faut faire preuve de résistance ce qui est loin d'être facile



    grandmere

    13/10/2009 19:10

    du rêve necessaire à la réalité


    tous les supports, bien qu'utiles voire indispensables,ne donneront le temps nécessaire aux personnels soignants et aux personnels administrands de travailler dans le respect de la personne, à commencer par eux-même!

    respectueusement




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