Ce type d'accueil qui permet un répit pour les familles, une transition entre le domicile et l'établissements pour la personne âgée... est encore en nombre beaucoup trop restreint face la demande.Le gouvernement, malgré les restrictions drastiques des crédits 2003 a néanmoins décidé de maintenir le financement de 1750 places d'accueil de jour et 750 d'hébergement temporaire pour les malades Alzheimer en particulier.Dans ce dossier réalisé en collaboration avec le cabinet Guy Sudre Consultants, nous reprendrons l'ensemble des points suivants, certains étant réservés à nos abonnés, ils sont indiqués par un astérisque (*).Pour vous découvrir nos offres d'abonnement cliquer ici.
On ne peut restreindre la population âgée en France aux seules personnes dépendantes ou très âgées demandeuses de réponses en terme d’hébergement et de soins. Nombreux sont les seniors identifiés en tant que consommateurs de loisirs et animateurs du monde associatif. En étant plus nuancés, mentionnons aussi les personnes qui sans relever d’un hébergement dans une structure type EHPAD, sont souvent en difficulté à leur domicile en l’absence du conjoint ou d’un aidant. Difficultés qui peuvent naître de « maladies » passagères type affection grippale ou difficultés plus récurrentes tel le côté invalidant de l’arthrite ou de rhumatismes. Il s’agit parfois de maladies pouvant surgir prématurément, qui telle la maladie d'Alzheimer sont lourdes de conséquences.Dans tous les cas la personne ne peut, pendant certaines période être maintenue seule à domicile La personne vivant en couple ou en famille devient une charge très lourde et tend invariablement, à rendre insupportable la vie des aidants.Des solutions provisoires ou ponctuelles sont alors les bienvenues : l’accueil temporaire et l’accueil de jour.
Il ne faut, en aucun cas, adopter une position doctrinaire et radicale pour ou contre le maintien à domicile. Les personnes âgées souhaitent dans leur majorité rester dans leur habitat surtout quand ce dernier est le siège de souvenirs familiaux. Il faut être conscient que la mobilité actuelle rendra cette situation de moins en moins courante dans le futur.Le grand ennemi du maintien à domicile est soit l’isolement géographique soit le manque de présence à ses côtés.Aucune règle stricte ne peut définir le succès ou l'échec du maintien à domicile qui n'en obéit pas moins à quelques principes de base :
Autant peut-on accepter de manière relativement facile un séjour en hôpital ou en clinique pour une intervention dont on suppose le côté bénéfique, autant l’entrée en établissement pour personnes âgées est vécue comme un drame par beaucoup.Des raisons objectives peuvent être énumérées :
S’occuper à domicile ou dans son domicile, de son parent ou de son conjoint st un engagement lourd souvent sans répit. Beaucoup de renoncements se cumulent jusqu’à rendre la vie très difficile. Dans certains cas, il devient impossible de réaliser les tâches quotidiennes. Alors que dire des tâches exceptionnelles ? les loisirs n’étant même pas envisageables. Cette situation est source de beaucoup de frustration et d’abnégation ; dans les cas les plus aigus on va jusqu’à l’épuisement : parfois des conjoints plus jeunes, sans qu'ils soient atteints de maladies décèdent les premiers.Offrir aux aidants les moyens de pouvoir « souffler », de pouvoir continuer à avoir une vie sociale est fondamental. Sans être une panacée, l’hébergement temporaire et l’accueil de jour associés aux services d’aide à domicile de qualité constituent une réponse.La situation des familles ou conjoint assurant une présence à côté d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer est encore plus difficile. Ce point est traité spécifiquement dans le présent document et trouve un début de réponse réglementaire dans la circulaire DHOS/O2/DGS/SD5D/DGAS/SD2C/DSS/1A/n° 2002-222 du 16/04/2002
La circulaire 2002-222 précitée donne cette définition : « L’hébergement temporaire est une formule d’accueil limitée dans le temps. Il s’adresse aux personnes âgées dont le maintien à domicile est momentanément compromis du fait d’une situation de crise isolement, absence des aidants, départ en vacances, travaux dans le logement etc. Il peut également s’utiliser comme premier essai de vie en collectivité avant l’entrée définitive en établissement ou servir de transition avant le retour à domicile après une hospitalisation, mais ne doit pas se substituer à une prise en charge de soins de suite ».
Bien que l’hébergement temporaire soit considéré par tous comme une bonne chose, il n'en demeure pas moins qu'il est difficile de trouver une place au moment où naît un besoin. D’une part, parce qu'un petit nombre de lits est réservé à cet objet et d’autre part parce que l'on assiste dans les établissements à un glissement progressif du statut de lit « temporaire » à celui de lit « classique ». Les obstacles évoqués par rapport à ce maintien sont en priorité d’ordre économique. Cet aspect est souvent masqué par l’affirmation que la personne entrée, sous un régime d’hébergement temporaire, est restée dans l’établissement alors qu’aucun lit d’hébergement normal n’était disponible et que cette situation se prolonge.
AdV - Guy Sudre Consultants
mis à jour le 15/01/2007
Lire le reste de l'article :
2) Les moyens de faire perdurer l’hébergement temporaire.(*)
3) Les besoins en accueil de jour.
4) Comment assurer le succès de l’accueil de jour ?(*)
5) La spécificité des accueils Alzheimer ou maladies apparentées.
Retour vers la liste des articles pour le dossier : Création