L’UNASSAD Union national des associations de services d’aides et de soins à domicile, le Conseil général du Haut-Rhin et l’APA, association Haut-Rhinoise d’aide aux personnes âgées, s’étaient rassemblées pour organiser les 15 et 16 janvier 2004 à Colmar, un colloque très riche sur ce thème.
De l’approche théorique du choix, du choix libre ou libre choix, de l’évaluation des désirs, mais aussi des pratiques professionnelles, de la planification des services, de leurs coordination, de leurs coûts…La notion de citoyenneté a été affirmée : comment allons-nous faire pour sauvegarder ces concepts de liberté, égalité, fraternité, quel que soient nos âges, nos handicaps ?
S’il est une science assez exacte c’est celle de la démographie, le Professeur Hagmann de l'université de Genève, a ainsi présenté les futures évolutions connues sur l’importance du nombre des plus âgés et logiquement le nombre de personnes proportionnellement dépendantes.
La "rectangulariation" de notre pyramide des âges est en route. Face à un doublement des populations d’ici 30 ans, un doublement des offres est à prévoir.
C’est au niveau local et surtout départemental que s’effectue aujourd’hui en France la politique de planification des besoins.
Le CODERPA : Comité départemental des retraités et personnes âgées, est le représentant officiel des plus âgées auprès du Conseil Général. Chaque Conseil Général suit la méhodologie qui lui convient pour réaliser son schéma gérontologique.
Au-delà des chiffres des derniers recensement et leur extrapolation, comment analyse-t-on les attentes, les désirs des personnes pour lesquels on planifie des futures offres ?
L’UNASSAD a présenté son outil d’évaluation de l’environnement de la personne : Conseil Scientifique de l’évaluation) et proposer de futurs référentiels qualité.Comment interroger l’individu sur ses envies, es désirs, ses limites ?Comment confronter ces attentes aux contraintes environnementales ?
Le mouvement de libération des vieux peut-être en marche selon Geneviève Laroque, Présidente de la Fondation nationale de Gérontologie, à moins qu'il ne soit contre-carré par le mouvement d'enfermement des vieux (que l'on se saurait voir).
Le vieux s’est émancipé au fil du temps et des générations.
Il est aujourd’hui :
Quid des coûts directs, indirects, des organisations à mettre en œuvre pour telle ou telle prestation ?
Exemple de micro-économie : la famille va mieux (travaille mieux, produit mieux) si la personne aidée va mieux, mais comment évaluer la logistique des offres à coordonner entre un idéal d’offre (tout, tout de suite, tout le temps, parfaitement) et les moyens à financer de ces idéaux.
Marie-Eve Joël, directeur du Laboratoire d'Economie et de Gestion des Orgnaisations de Santé à l'Université Paris IX Dauphine, a ainsi appelé à la réalisation d'études économiques approfondies.Autre exemple de choix "politique aux conséquences économiques":l’ACTP (aide compensatrice tierce personne) face à l’APA : l’une est versée sans contrôle d’effectivité, l’autre est très encadrée, a-t-on peur des vieux, plus que des handicapés ?
Et si l’on osait la confiance comme l’a suggéré André Flageul, président de l’UNASSAD ?
Et ce dans une démarche perpétuelle de projet.Un projet au préalable « éclairé », partagé mais qu’il ne faut pas voir figé.Bien au contraire, ce projet est à questionner, à revoir, à adapter.Car "Grandir c’est vieillir et vieillir c’est grandir". (prix Chronos, Fondation nationale de Gérontologie)
AdV
mis à jour le 13/03/2007
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