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L'accompagnement des personnes en fin de vie et de leurs proches

Une conférence de consensus de l'ANAES

La conférence de consensus « L’accompagnement des personnes en fin de vie et de leurs proches », qui a eu lieu les 14 et 15 janvier 2004, se situe dans le prolongement du rapport « Fin devie et accompagnement », remisen octobre 2003 à Jean-François Mattei par Marie de Hennezel.

Accompagner la personne en fin de vie c’est reconnaître et respecter ses droits, son histoire, sa situation sociale, sa culture, sa spiritualité et ses attachements.L’accompagnement est un processus dynamique qui engage différents partenaires dans un projet cohérent au service de la personne, soucieux de son intimité et de ses valeurs propres. Approche globale et pluridisciplinaire, l’accompagnement en institution ou au domicile relèved’initiatives et de procédures adaptées aux attentes et besoins de la personne ainsi que de ses proches.Le devoir d’accompagnement a valeur de civilisation, de culture, de sociabilité. Il touche au principe même du « vivre ensemble », du lien social exprimé par des solidarités concrètes.Le législateur a consacré les responsabilités collectives à l’égard de la personne en fin de vie dans la loi n° 99-477 du 9 juin 1999 visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs, et dans la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé.

Questions posées au jury :

Question 1. Accompagner jusqu'au bout ?Question 2. Comment reconnaître et respecter les attentes, les demandes et les droits des personnes en fin de vie ?Question 3. Quelles sont la place et les fonctions de la famille et de l'entourage dans la démarche d'accompagnement en institution et à domicile ?Question 4. Quelles sont les dimensions et la spécificité de la place des bénévoles d'accompagnement ?Question 5. Comment organiser en pratique la démarche d'accompagnement ?Les deux journées consacrées à cette conférence n’a que partiellement permis au jury d’aller au bout de ses réflexions.En conclusion du texte des recommandations : Mourir accompagné c’est mourir en société.Le déni, l’indifférence voire le rejet à l’égard de celui qui meurt et de ses proches mettent en cause le principe de non-abandon. L’accompagnement est un acte d’humanité. Il constitue une valeur sociale.Télécharger le rapport complet des recommandations (54 pages) sur le site de l'ANAES.

Les "phrases-clés" de la conférence

  • Soigner et prendre soin :- Soigner consiste à traiter la maladie, compenser un déficit dans une démarche technique pertinente et validée;- Prendre soin vise, au-delà de la technicité du geste, à soulage les symptômes, diminuer la souffrance et donc favoriser l'autonomie et le confort de la personnes.Le "prendre soin" nécessite compétence, attention, écoute, tact et discrétion, afin de préserver le ses et la justesse des décisions adoptées dans la conceration.
  • Un soin particulier doit être consacré à l'écoute et au recueil des positions exprimées par la personnes malade et ses proches, au décodage des signes non verbaux, à la fonction prépondérante du nursing, à la valorisation des techniques relationnelles sollicitant notamment le sens de la personne.
  • Droit des personnes en fin de vie : il s'agit du droit aux soins palliatifs et à l'accompagnement, du droit à l'information, à l'autonomie et au consentement dans la prise de décision, et à la désignation d'une "personne de confiance" (loi du 4 mars 2002).


    FL
    mis à jour le 26/04/2004

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