La Mutualité Sociale Agricole forte de ses quatre millions d’adhérents, est très tôt devenue un laboratoire sur les questions de la gérontologie, par simple nécessité au vu des besoins d’une proportion importante de ses allocataires retraités. De la naissance à leur mort, la MSA leur offre à partir d’un guichet unique des solutions pour leur vie professionnelle, familiale, sociale, leur santé…. La philosophie de la MSA n’a pas été de servir uniquement des prestations sociales mais le régime agricole s’est engagée dans une véritable « action sociale » professionnelle et de proximité (1100 travailleurs sociaux aujourd’hui) .Une logique d’offre couplée à celle des prestations a toujours été active :
Aujourd’hui 115 MARPA jalonnent le territoire, 50 projets sont lancés.Le succès d’estime a été souligné par le ministre Jean-François Mattei qui est venu étudier le fonctionnement des offres de la MSA à Bordeaux fin février 2004 et le docteur Corvez, de ce même cabinet Mattei, qui qualifie ces MARPA de proposition d’établissement « non hypocrite » pour personne âgée : ces établissements demeurent de véritables lieux de vie, jusque la fin. Historiquement, les MARPA ne pouvaient être que des petites unités de vie étant donnée la faible population en milieu rural. Mais la responsabilisation des usagers et des acteurs locaux fait totalement partie du concept.Une MARPA ne se lance que sur demande des acteurs d’un territoire. Ceux-ci connaissent alors parfaitement les aspirations, les profils des personnes âgées du territoire concerné (surtout des veuves des retraités agricoles aux faibles ressources…). Ils connaissent les réponses détaillées du réseau de prise en charge actuel : association de service à domicile, SSIAD, HAD…Ainsi le label MARPA, car toute petite unité de vie n’est pas une MARPA, repose donc sur une méthodologie de projet rigoureuse, maîtrisée par les services de la MSA.Cette logique de réseaux est ainsi complétée d’une recherche de partenaires financiers qui vont investir et diminuer le coût de l’hébergement.Le maintien de l’autonomie de la personne est aussi le maître mot : au delà du loyer du logement, les services sont tous optionnels : si la personne est autonome, elle utilisera peu la restauration, l’entretien du linge, les services ménagers.Les MARPA ne sont ainsi pas habilitées à l’aide sociale sauf cas particulier d’habilitation partielle de logement pour des personnes isolées.En clair : la MARPA ne coûte rien ou très peu aux collectivités locales.
Les MARPA ne sont pas médicalisée en interne, cette décision est assumée par la MSA.« A son domicile, on n’a pas de médecin, d’infirmière »…, et c’est le cas en MARPA.Les coûts de gestion sont affinés au plus juste avec un objectif social d’intégrer des personnes aux revenus faibles.La formule des MARPA est de prendre soin avant de soigner : sans climatisation, sans perfusion à outrance, avec un GMP moyen autour de 360, les résidents des MARPA ont très bien supportés l’épisode caniculaire de l'été 2003. Leur état de santé général (escarres…) est très satisfaisant.
Face à l’évolution démographique de notre pays, c’est le docteur Corvez du cabinet du ministre de la santé qui le propose : à quand 2 000 MARPA sur tout le territoire ?Vous souhaitez réagir, apporter un témoignage, une initiative... cliquez ici.
Maryse Aïo, Responsable de la Fédération des MARPA
mis à jour le 21/11/2007
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