Le plan canicule du gouvernement
Les principaux points du dispositif
Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Philippe Douste-Blazy, a présenté mercredi 9 juin un «état des lieux d'avancement du plan canicule».
PREVENTION
Le ministère de la Santé en appelle aux familles et professionnels de santé pour qu'ils signalent aux mairies les personnes fragiles et isolées. Météo-France, en liaison avec l'InVs (veille sanitaire), a commencé le 1er juin à publier une «carte vigilance» disponible sur son site internet (www.meteo.fr). Elle sera publiée chaque jour durant l'été à 06H00 et 18H00. En cas d'alerte, les médias publics (télés et radios) diffuseront les messages de recommandations, en cours d'élaboration. 4,3 millions de brochures informatives seront disponibles à partir de la mi-juin dans les pharmacies et dans les caisses primaires d'assurance maladie. Elles seront distribuées aussi via le réseau d'associations d'aide à domicile. ALERTE
Une simulation grandeur nature est prévue les 5 et 6 juillet. Cet exercice comportera une première phase «sur tout le territoire, afin de tester l'alerte», et une seconde phase «dans une ou plusieurs villes» qui ont connu une forte surmortalité lors de la canicule de l'été 2003 pour «tester la capacité d'action sur le terrain».Quatre régions ont été pré-sélectionnnées pour le choix à venir des villes-tests: Ile-de-France, Picardie, Centre, Bourgogne. MAISONS DE RETRAITE : PIECES RAFRAICHIES ET PERSONNELS
Selon M. Douste-Blazy, «70% des établissements recevant des personnes âgées seront équipés cet été», notamment grâce à une aide de 40 millions d'euros assurant 40% du financement des appareils rafraîchissants. Sur les 7.715 maisons de retraite, 1.222 sont déjà équipées et 1.811 ont passé commande et le matériel est en cours d'installation. Les appareils retenus sont des «split système», un type de climatiseur qui comprend deux unités (une à l'intérieur, une à l'extérieur du bâtiment), moins énergivores que les climatiseurs mono-bloc et surtout ne fonctionnant pas en circuit fermé (qui rend possible la propagation de germes divers).Le tableau d'équipement des maisons de retraite et des établissements de santé, ainsi que la carte de France de disponibilité de lits en été 2004, présenté par le ministère de la Santé.Grâce à un partenariat avec les fabricants et installateurs d'appareils rafraîchissants, le ministre a assuré que ces appareils étaient «disponibles».
Une enveloppe «spéciale» de 25 millions d'euros a été débloquée pour permettre l'embauche de personnel supplémentaire pendant l'été et le paiement d'heures supplémentaires, dont le nombre autorisé a été déplafonné. HOPITAUX ET CLINIQUES: PIECES RAFRAICHIES ET LITS
Sur les 2.389 établissements visés, 758 sont déjà équipés d'appareils rafraîchissants et 1.631 restent à équiper, parmi lesquels 550 ont signé un devis pour des équipements. Les retardataires ont été relancés par la Direction des hôpitaux il y a 15 jours. Une enveloppe de 20 millions d'euros est prévue, la moitié devant être consacrée aux «unités de soins de longue durée où se trouve le plus grand nombre de personnes âgées».Outre le «plan Urgence» -489 millions d'euros, dont 150 millions dès 2004, pour la création de plus de 10.000 postes sur cinq ans et 15.000 lits de sortie d'urgence-, la disponibilité des lits pour la période estivale sera «renforcée» et organisée par les Agences régionales d'hospitalisation (ARH). Dans toutes les régions, «plus de 90% des lits seront ouverts et disponibles contre 78% l'année dernière».En particulier en Ile-de-France (33% de la surmortalité totale survenue en août 2003), l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) utilisera 83% de ses lits et les hôpitaux hors AP-HP 92% contre 76% et 82% l'année dernière.
AdV
mis à jour le 22/02/2007
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