Catherine Demayenne est la directrice d'Ediform, organisme de formation du secteur de la santé, qui organise chaque année les journées internationales d'étude et de formation des aidessoignantes.Elle répond à nos questions.
Catherine de Mayenne : Il existe peu d'offres de formation continue pour les aides-soignant(e)s. Si ces professionnels sont indispensables sur le terrain, dans les établissements et services sanitaires et médico-sociaux, ils ont néanmoins besoin de reconnaissance et de valorisation de leur fonction.Ainsi, malgré les grèves de transport cette année, près de 1500 aides-soignants et aides-soignantes, particulièrement motivés, ont pu venir à nos journées.Leur encadrement, conscient de ce besoin de reconnaissance, a organisé les services de manière à maintenir leur disponibilité.La convivilaité est aussi une de nos priorités. Le Palais de la Mutualité situé au centre de Paris permet aux congressistes de s'échapper à l'heure du déjeuner, de se retrouver dans un quartier vivant et abordable financièrement. Car si l'entrée aux journées s'élève en 2005 à 350 euros, cette somme étant majoritairement prise en charge par les budgets de formation continue, les frais annexes subistent (repas, hôtellerie).
Catherine de Mayenne : au sortir de chaque journée d'étude, les aides-soignants remplissent un questionnaire d'évaluation et précise les thèmes qu'ils souhaitent voir abordés les années suivantes. Nous complétons ces avis par ceux des professionnels de notre comité pédagogique et scientifique.Nous préparons ainsi les thèmes de nos journées d'étude, deux en avance, à partir des attentes réelles et concrètes de notre public.
Catherine de Mayenne : Les aides-soignantes, car elles sont très majoritairement des femmes, avaient du mal à se situer dans les services de soins palliatifs. Elles s'en sentaient même exclues parfois.Tout l'art de ces journées a été de présenter ces services, les attentes des personnes en fin de vie, avec des médecins, infirmières, aides-soignants et même bénévoles français, mais aussi suisses, italiens, anglais, qui ont tous, expliqué en termes simples et clairs, le rôle propre et réèl de l'aide-soignante en coordination avec les autres professionnels et acteurs.La question de la souffrance de l'aide-soignant, de l'éthique dans le soin, le prendre soin, ont été longuement abordés.Sentir que son rôle est reconnu et indispensable (comme le repérage de troubles, douleurs, attentes des malades pendant les actes de soins comme la toilette par exemple, ou la communication avec l'entourage dans le respect de la personne, de son initimité), permet à ces professionnels de se ressourcer et démultiplier leur motivation, dans ces services souvent difficiles physiquement et émotionnellement.
Catherine de Mayenne : le thème définit est "vaincre le stress, les ressources des aides-soignants".Vous pouvez d'ores et dejà noter dans vos plannings les journées des 23 et 24 novembre 2006.
AdV
mis à jour le 02/03/2007
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