Bernard Hervy est l'auteur du rapport de la "Mission d'évaluation des pratiques d'animationet de vie sociale". Il est satisfait de la sortie du BP Animation sociale mais reste vigilant.
Bernard Hervy : lors de nos Etats Généraux de l'Animation, en novembre 2003, Hubert Falco, secrétaire d'Etat aux personnes âgées, s'était engagé sur la valorisation des formations initiales des animateurs. Autre nécéssité : faire travailler plusieurs ministères ensemble, pour une reconnaissance de la formation dans plusieurs secteurs d'activités.
La Fonction Publique hospitalière ne reconnaît pas aujourd'hui dans ses grilles, le Brevet État d'Animateur Technicien de l'Éducation Populaire et de la jeunesse, BEATEP (Ministère "Jeunesse et Sports"). Le premier ministre, en 2003, poussé par l'épisode de la canicule, a arbitré pour que ce BP Animation sociale soit négocié.
Les récents évènements de novembre 2005, dans les banlieues françaises, ont plaidé pour une reconnaissance d'une formation initiale solide pour l'animation sociale.Une réflexion de fond autour du DEFA (Diplôme d'Etat aux fonctions d'Animation, après BAC) est elle-aussi lancée pour le rendre compatible avec les nouvelles normes européennes (Licence, Master)
Bernard Hervy : il est à la fois généraliste avec un socle de connaissances commune, et spécialiste avec deux certificats vers des publics particuliers :
- Animation sociale et maintien de l'autonomie (Certificat qui convient parfaitement aux animateurs du secteur de la gérontologie)
- Animation et insertion sociale.
Il sera bientôt ouvert à la VAE (Valorisation des acquis de l'expérience). Il remplacera l'ancien BEATEP. L'intérêt du champ de l'animation sociale se mesure par les demandes des étudiants : enfance, personnes âgées, personnes en situation d'exclusion, activités sportives...
Bernard Hervy : Je reste vigilant car chacun a en mémoire le drame de la canicule dont une des causes les plus importantes était l'ISOLEMENT des personnes âgées. Face à la complexité, à la diversité des situations, il est reconnu de tous que les personnels qui interviennent auprès de ces publics, doivent bénéficier une solide formation.
Or financer les actions, les réflexions qui concernent le développement de la vie sociale des plus âgés, leur soutien psychologique aussi, n'est pas encore une évidence. Ces situations de rupture, de solitude, de dépendance, sont les conséquences d'accidents de la vie. Or aujourd'hui la solidarité nationale ne finance pas ces conséquences.
Je suis déçu que la CNSA (Caisse nationale solidarité pour l'Autonomie) prenne en fait le relais de financeurs historiques sur les aspects sanitaires, vie quotidienne.Hors l'enjeu reste selon moi, l'accompagnement de ces personnes pour éviter leur isolement. Nous maintenons cette mobilisation vigilante, et je donne rendez-vous à vos lecteurs sur le site du Groupement des animateurs en gérontologie, le GAG.
http://www.gag.affinitiz.com/
AdV
mis à jour le 15/02/2007
Retour vers la liste des articles pour le dossier : Projet d'animation