Cicatrisation et nutrition - Escarres : signes d’alerte et prévention
En France, on estime à près de 300 000, les personnes atteintes d’escarres. Cette maladie se définit comme une plaie plus ou moins profonde, provoquée par une compression excessive empêchant l’oxygénation des tissus et aboutissant à la nécrose des tissus. La nutrition joue un rôle majeur dans la prévention et le soin spécifique.
LA PERTE DE SENSIBILITE
La perte de la sensibilité ne permet pas à la personne de répondre de manière adaptée à la douleur et à l’inconfort. Le malade ne change pas de position ou ne demande pas d’aide pour le faire.
>>Actions :
Alterner les positions Surveiller et masser doucement les zones à risque
L’IMMOBILISATION PROLONGEE
La pression prolongée de la peau entre le plan du lit et une saillie osseuse aun rôle essentiel dans l’apparition d’escarres. La position courante de repos a l’inconvénient de mettre sous pression la zone sacrée et les talons où les escarres sont fréquentes.
>>>Actions Eviter une position perpendiculaire au plan du lit (décubitus latéral) quifavorise les escarres trochantériennes et des malléoles Disposer un lit à dossier relevable électriquement Utiliser des morceaux de mousse à placer sous les molletsChanger de position toutes les 2 à 4 heures. Cette fréquence dépend de la qualité des supports, de la capacité physique du malade à changer de postures et chez la personne âgée, de la continence.
LE MANQUE D'HYGIENE CORPORELLE
Les incontinences urinaires et fécales et l’humidité excessive liée à la transpiration et à la fièvre favorisent la macération. Elles constituent un risque potentiel de développement d’une escarre.
>>>Actions : Laver la peau à l’eau tiède Maintenir une peau propre et sèche Exercer une surveillance pluriquotidienne de toutes les zones d’appui Eviter les frottements
LA DENUTRITION
Les patients présentant des escarres subissent tous une perte de poids, qui est le plus souvent récente. Une perte de poids supérieure à 5% en 1 mois et un apport calorique inférieur à 1200 kcal par jour (pour une personne de 60 kg) sont des signes de dénutrition. De plus, les pertes énergétiques augmentent en fonction de l’importance de l’escarre de manière significative.
>>>Actions : Effectuer un suivi nutritionnel (ex : poids)Proposer une complémentation nutritionnelle si les apports ne sont pas suffisants Etablir une prise en charge nutritionnelle spécifique (riche en protéines et en précurseur du collagène) et adaptée en fonction du stade de l’escarre
Pour en savoir +
Clinutren
mis à jour le 11/07/2008
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