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Morts de la canicule : étude auprès des professionnels du funéraire et des familles

Colère face au manque de reconnaissance


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Plus de deux ans après la canicule d'août 2003 et ses 14802 morts, deux anthropologues : Catherine Le Grand-Sébille (qui travaille particulièrement sur lamort) et Anne Véga, sont aller recuellir le témoignage d'une trentaine de professionnels et familles particulièrement touchés. Ces anthropologues décrivent des situations parfois insoutenables : jeune fille ne pouvant retourner chez elle suite à la décomposition du corps de savoisine du dessus, ou professionnels du funéraire qui ont dû transporter les corps dans des fourgons inappropriés...

Les auteures relatent les séquelles psychologiques qui découlent de cessituations (absence de rites, de temps, de deuil).Elle révèlent aussi la colère de beaucoup de témoins face au manque de reconnaissance de leurs souffrances et aussi aux discours culpabilisants.Les auteures révèlent donc ce drame collectif, passé, oublié (?). Elles appellent à une réflexion, à la création d'un lieu (réèl, virtuel), du souvenir, du recueillement, autour de ce drame, de ces souffrances, pour tous : professionnels (soignants, funéraire), familles...


Pour une autre mémoire de la canicule
Professionnels du funéraire, des chambres mortuaires et familles témoignent
Catherine Le Grand-Sébille et Anne Vega
96 pages13 euros
En librairie www.espace-ethique.org 
www.vuibert.com rubrique Sciences Humaines > Philosophie Ethique, collection dirigée par E. Hirch.



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