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Nutrition et cicatrisation : prise en charge spécifique


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Si la dénutrition et l’amaigrissement sont des facteurs inducteurs de l’escarre, des apports alimentaires insuffisants en phase de cicatrisation vont ralentir, voire perturber, le processus de cicatrisation ; d’où une indispensable prise en compte du facteur nutritionnel dans le soin global d’une escarre.

Augmentation des besoins nutritionnels lors de la cicatrisation

Le processus de cicatrisation entraîne un hypercatabolisme et une déperdition protéique au niveau de l’exsudat qui augmentent fortement les besoins de l’organisme, notamment en protéines. L’intensité du processus est proportionnelle à la sévérité du dommage corporel donc plus la plaie est importante, plus la perte est élevée et plus les besoins en protéines et calories seront élevés. Or, la sous-alimentation est fréquente chez les patients atteints d’escarres, alors que leurs besoins en énergie et en protéines sont augmentés. Ce déficit va retarder le processus de cicatrisation et favoriser l’évolution défavorable des escarres (figure 1).Figure 1 : un cercle vicieux alarmant

La cicatrisation nécessite donc des apports nutritionnels quotidiens suffisants et spécifiques.

Les acteurs nutritionnels de la cicatrisation

Lors du processus de cicatrisation, la balance azotée doit être positive, c’est à dire que les apports protéiques doivent être plus importants que les fuites protéiques. Il est donc important, chez un patient porteur d’escarre, d’adapter son état nutritionnel.

Le soin nutritionnel de la cicatrisation doit répondre de manière spécifique aux besoins majorés en micro et macro nutriments :

  • Les protéines sont indispensables au processus de la cicatrisation
  • Les acides aminés (arginine, proline) sont des précurseurs du collagène
  • Les calories soutiennent l’anabolisme
  • Les acides gras poly-insaturés favorisent la formation des membranes cellulaires
  • Les antioxydants (vitamine C et vitamine E) et le zinc stimulent la régénération tissulaire
  • En situation de cicatrisation, les besoins en eau sont augmentés. Un apport de 1,5 à 2,5 litres par jour est nécessaire.

    Protocole de soin spécifique

    La prise en charge de l’escarre est composée de soins spécifiques locaux et d’une nutrition adaptée :

  • Changement de position toutes les trois heures
  • Pansements spécifiques
  • Talonnières
  • Matelas anti-escarres
  • Prévention de nouvelles escarres par la mobilisation alternée
  • Nutrition spécifique
  • Dès les premiers signes d’anorexie ou de dénutrition, il faut apporter des suppléments oraux hypercaloriques et hyperprotéinés (ex : Clinutren 1.5) en complément d’une alimentation insuffissante.
    De plus, en prévention de l’escarre une complémentation orale est indispensable si les apports nutritionnels ne sont pas suffisants.
    Dès le premier stade de l’escarre, il faut recourir à des compléments alimentaires oraux spécifiques (protéines, acides aminés spécifiques, antioxydants) tels que Clinutren Repair contenant tous les ingrédients nutritionnels de la cicatrisation.
    Il faut adapter l’apport en compléments alimentaires oraux spécifiques en fonction du stade de l’escarre (figure 2).
    Au niveau du stade 4, il est préférable d’avoir recours à une alimentation entérale de complément qui sera plus efficace.
    Figure 2 : Protocole de prise en charge nutritionnelle selon le stade de l’escarre

    Cette prise en charge, régulièrement reconsidérée, devra durer pendant toute la phase de cicatrisation, de préférence jusqu’à guérison complète.

    Pour en savoir plus, contactez Nestle Clinutren en précisant vos coordonnées.



    mis à jour le

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    Vos réactions

    franchounette

    21/02/2016 15:02

    Utilisation de Clinutren repair chez un diabetique


    Peut-on donner clinutren repair à une personne diabetique qui a des escarres aux talons ?
    Merci pour votre reponse
    Cordialement




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