Le taux de suicide des personnes âgées (plus de 85 ans) est très élevé en France. La dépression en est une cause fréquente.Une étude canadienne récente, portant sur un million de personnes âgées, montre que les personnes suivies avec un anti-dépresseur de type ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) aurait des résultats alarmants.
Les résultats d'une étude canadienne montrent que le taux de suicide est 5 fois plus élévé chez les personnes traitées dans le premier mois du traitement. Interrogé par Brigitte Fanny-Cohen, journaliste de Télé Matin, le Pr Olivier St Jean, de l'Hôpital Georges Pompidou, analyse ces résultats."Il semblerait que ces médicaments déshinibent les personnes traitées, augmentent leur capacités motrices. (...) Le geste sucidaire violent pourrait être acompagné de médicaments sédatifs aux effets secondaires (...). Je m'interroge quant à la prescription de ces anti-depresseurs."
Les anti-dépresseurs sont bien connus pour augmenter le risque suicidaire les premiers jours du traitement. Cet effet indésirable ne doit pas remettre en cause la légitimité de la prescription.Mais il est important de prévenir les familles ou les accompagnants d'un tel risque et d'entourer au mieux la personne au début de la prise de ces médicaments.
FL
mis à jour le 12/02/2007
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