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Jardins en maison de retraite : pourquoi ? comment ?

Quand les arbres provoquent des chutes


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J’étais arrivé dans le jardin de ma première maison de retraite au tout début du printemps. Pluie, vent, froid , je ne m’étonnais pas de ne pas voir les pensionnaires dehors. Mais aux beaux jours, fin mai, début juin... à nouveau, personne ou presque au jardin alors que s’épanouissaient les  lys “Muscadet” que je venais d’installer, qu’éclataient mes pivoines et que mes rosiers grimpants partaient, mêlés de clématites, à l’assaut des arches que j’avais disposé.

Faute de budget suffisant,
j’avais pris une carte d’entrée au Marché d’Intérêt National de Rungis, où j’avais pu me procurer quelques raretés accessibles dont j’étais assez fier. Personne ne venait les voir !

Soucieux de comprendre, après une matinée paradisiaque, douce, ensoleillée et gorgée de chants d’oiseaux, à l’heure du repas, j’entrais dans la salle-à-manger : “Je vous ai fait un beau jardin et vous ne vous y promenez pas, pourquoi ?”
En écoutant les réponses unanimes, j'ai vite compris : la peur de tomber retenait les résidents à l’intérieur. A la peur de la chute s’ajoutait celle de n’être pas vite secouru.

La cloche et son code


GlandsJ'ai donc ensuite conçu une promenade parfaitement plane, équipée, en raison d'un petit budget, d’un dispositif rudimentaire  d’alarme (fil tout au long de la promenade relié à une cloche). Située en lisière d’un parc planté de chênes majestueux, le gland roulant sous la semelle devint vite mon principal ennemi.

marronsSont à proscrire, aux abords des promenades, tout arbre dont les fruits tombés peuvent entraîner la chute :
- châtaignier,
- chêne,
- cognassier,
- marronnier,
- noyer,
Pomme de pin- pin,
- sapin...
ainsi que de ceux dont les feuilles mortes trempées de pluie deviennent de véritables “savonnettes”, tels que : catalpa, platane, acacias...

A ce stade, seul le bon sens commande.



mis à jour le

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Vos réactions

Joyce

01/01/2016 18:01

de la conception à l'animation


Ayant proposé en France la première formation de sensibilisation à l'hortithérapie en 2002, le jardin en maison de retraite, le jardin de soin interroge quand à ses différentes pratiques: jardinage d'animation, jardinage adapté, jardin thérapeutique, pratique d'hortithérapie ? Si le jardin thérapeutique est une affaire d'équipe il n'en va pas de même d'un atelier d'hortithérapie, ni même d'une pratique de jardinage adapté. Comment s'y reconnaître dans ces différentes pratiques et surtout comment construire un projet durable ? La formation est là pour répondre aux différents professionnels qui pourront acquérir tous les éléments essentiels à la concrétisation de leur projet. N'hésitez pas à visiter les pages 



pascal leroux

05/10/2009 11:10

jardin adapté


Bonjour,

Notre association (collectif artistes/architecte) a mis au point un concept de jardin adapté aux personnes à mobilité réduite. Peut-être cette innovation pourrait-elle vous intéresser ? N'hésitez pas à nous contacter et à consulter notre site internet http://www.terraform.fr

Cette innovation permet de jardiner assis, de face et en pleine terre. Les matériaux et les procédés de fabrication utilisés permettent la pratique d’une culture biologique et éco responsable.

Votre avis nous intéresse.

Bien à vous, Elodie Andrieux, Présidente de l'association La Valise.

Association La Valise 1, rue Saint-Pierre 44000 Nantes, France Tel : +33(0)251894916 Mobile : +33(0)612345523 Email : contact@terraform.fr   Web : http://www.terraform.fr  




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