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Maintien à domicile : les solutions intermédiaires

TELE-ASSISTANCE


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Appelé aussi « téléalarme », ce service permet, en cas de chute d'une personne vivant seule à domicile, d'alerter une centrale d’écoute. L’utilisateur dispose d’un médaillon, qu'il porte autour du cou, ou d’un bracelet. Par pression sur le bouton de cet appareil, un signal sonore est transmis à la centrale d’écoute.

L'alarme est déclenchée et la centrale d'écoute identifie ainsi la personne. Un interlocuteur, par l’intermédiaire d’un amplificateur posé près du téléphone au domicile de la personne "assistée", lui demande ce qu'elle désire. L'intervention consistera soit en un simple conseil direct soit en l'appel d'un membre de la famille, d’un voisin, d’un proche, d'un médecin ou des pompiers. Si la personne ne répond pas, les services d'urgence sont immédiatement contactés.

Où s'adresser pour disposer de ce service ?

La mairie du domicile ou le bureau d'aide sociale, sans oublier la mutuelle ou la caisse de retraite, les CLIC (Centre local d’information et de coordination) sont les lieux auxquels s'adresser à ce sujet. Si un service de télé-assistance existe (mis en place par la ville, par des associations ou des sociétés privées) la personne âgée sera informée. Dans certaines municipalités (notamment Paris, Lyon, Poitiers, Rennes, Nantes, villes de la Nièvre), le bureau d'aide sociale ou le conseil régional offre un service de télé-assistance aux personnes qui remplissent les conditions suivantes :
  • être âgé(e)de plus de 65 ans (ou 60 ans en cas d'inaptitude au travail reconnue par la sécurité sociale) ;
  • ne pas dépasser un certain plafond de ressources : celui-ci est variable selon chaque municipalité ;
  • présenter un certificat médical justifiant le bénéfice de ce service.
Le coût du service se situe entre 15 et 50 euros. Il varie en fonction des revenus de l’utilisateur. Les collectivités locales subventionnent ce service.

Les secteurs privé et public coexistent  sur le marché de la téléassistance

Le service peut aussi être mis en place par des sociétés privées ou des associations (UNA/ADMR). Selon une étude de Mondial Assistance, les entreprises privées contrôlent 52% du marché en volume alors que le secteur associatif et l’économie sociale gèrent 35% des abonnés. Néanmoins, environ 50% des usagers de la téléassistance sont abonnés à un service relevant d’une collectivité territoriale. Un tiers des conseils régionaux proposent un service départemental de téléassistance dont plus de la moitié délèguent l’ensemble de la prestation à une entreprise privée. La particularité du marché français réside dans le fait que la moitié des usagers ont un contrat individuel avec un prestataire privé.

Une enquête de l’AFRATA (Association française de téléassistance) souligne que le taux d’équipement est relativement modeste en France comparativement à d’autres pays européens. 10% seulement des personnes de 85 ans et plus sont équipées d’un dispositif de téléassistance. En Suède, ce taux avoisine les 80%.
Les statistiques de l’AFRATA confirment l'efficacité de cet outil de prévention. En 2007, sur 2 millions d’appels, 10% ont nécessité l’intervention d’un tiers (généralement un proche de l’abonné). Parmi ces appels,  91 500 chutes ont été recensées qui ont donné lieu à une arrivée rapide des secours. 

Pour en savoir plus :
Zoom sur la téléassistance : fonctionnement, matériels, abonnements, limites



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