Vous cherchez à mobiliser vos frères et soeurs, oncles, tantes et cousins?
Conseil numéro 1 : " ne jouez pas les super(wo)man ". N 'hésitez pas à avouer vos doutes et vos difficultés à affronter seul(e) les difficultés qui seprésentent.
Trois possibilités existent pour mobiliser vos proches dans une action collective.
Soyez convaincu d'une chose : il n'y pas de solution idéale et les problèmes seront rarement également partagés.
Évaluez la perte d 'autonomie (test d'autonomie) de votre parent aussi précisément que possible. Demandez à vos proches de confirmer votre diagnostic. Multipliez les avis médicaux. Faites participer vos frères et soeurs à l'élaboration d'une solution.
Si vous êtes l'aidant principal, ne prenez pas les décisions seul (e) dans l’urgence. Vous aurez besoin d'aide à l'avenir. Et cette aide se prépare maintenant. Informez donc vos frères et soeurs en permanence et sollicitez leur avis. Déterminez avec eux ce qui risque de se produire si rien n'est fait.
Évaluez le danger pour la personne âgée elle-même comme pour son soutien le plus immédiat.
Impliquez vos parents. Si l'état de santé mentale de votre parent âgé le permet, tenez-le informé en permanence des discussions en cours. Il est important et logique qu'une personne âgée soit partie prenante des décisions qui la concernent. Exposez-lui également les relations que vous avez avec vos frères et soeurs et les difficultés que vous pouvez ressentir à vous sentir isolé(e). Ne manifestez ni rancœur, ni sentiments négatifs. Vous comprenez les autres et vous demandez seulement qu'on vous rende la pareille.
Écoutez ce que vos frères et sœurs ont à dire. Même si vous sentez que vous êtes le ou la plus qualifié(e) pour prendre les premières décisions, n'écartez pas les suggestions sans les examiner. Cherchez en permanence des compromis. Toute maladresse peut provoquer le découragement et enclencher un cycle classique : frustrés, vexés par vos réactions abruptes, vos frères et soeurs lâcheront pied progressivement. Vous les accuserez alors de vous abandonner sans voir votre part de responsabilité dans cet éloignement.
Evitez l'action pour l'action. Ne prenez aucune initiative sans vous être informé au préalable et en avoir pesé les conséquences.
Si vous vous sentez submergé(e) par l'émotion, prenez conseil auprès d'amis, allez voir un psychologue... Si vous avez besoin de l'aide de vos frères et soeurs, dites-le clairement. Évitez le mode revendicatif (" oui, tu comprends, j'en ai assez de tout faire... ") qui mène droit au conflit. Demandez leur avis sur la suite à donner. Et s'ils n'en ont pas, expliquez bien que vous hésitez entre plusieurs pistes. Les faire participer à l'élaboration d'une solution revient à les impliquer et à les responsabiliser.
Même si vos frères et soeurs vivent à distance, ils peuvent jouer un rôle non négligeable. La régularité de leurs appels téléphoniques montrera tout d'abord à vos parents et à vos autres frères et soeurs que la famille est mobilisée. Ils peuvent certainement se déplacer de temps en temps pour visiter votre père ou votre mère handicapé(e), et/ou le (la) recevoir pendant de courtes périodes.
Si la distance s'avère un réel obstacle, une aide financière n'est pas à négliger non plus. Tenez-les informés régulièrement et vous verrez que leur soutien financier et psychologique peut avoir des conséquences positives pour tout le monde.
Enfin, dès qu'il y a un problème, exprimez vos sentiments simplement et sans rancoeur. Plutôt que de reprocher à l'un ou à l'autre de vos frères et soeurs de ne " rien faire ", faites valoir combien votre rôle d'aidant principal vous épuise. Lancer un appel au secours au nom de la solidarité fraternelle vaut sans doute mieux que d'exiger une répartition exacte des corvées... sans avoir le pouvoir de l'imposer.
Agevillage
mis à jour le 11/04/2007
Lire le reste de l'article :
1) Mobiliser la famille
2) La perte d'autonomie : une affaire de femme ?
3) La douleur des femmes
4) Anticiper les divisions familiales
6) Gare au Trapp syndrom
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