Il s'agit d'abord et avant tout de chercher à faire plaisir, développer l'appétit (couleurs des assiettes, petites envies : petites surprises...).Ainsi, il faut s'atteler à la lutte contre la dénutrition, la déshydratation. Solliciter les résidents pour boire régulièrement, surtout l'été, surveiller les apports caloriques (chercher à atteindre 1800 à 2000 KCal par jour), mais aussi éviter les carences : protéines, calcium, fer, magnésium, vitamines... Il est alors judicieux de fractionner les repas pour régulièrement solliciter les résidents qui "oublient" de boire et de manger.La restauration est donc vitale, fondamentale pour la qualité de vie. Sans aucun doute elle participe en bonne place au projet de vie des établissements, mais aussi des services à domicile.Il s'agit aussi d'aborder une approche personnalisée des prestations : connaître les contraintes (régimes, textures modifiées), les goûts, les dégoûts, les envies... à travers des fiches personnalisées, des cahiers de suivis, des plans de tables, des tableaux d'informations... tout en garantissant une discrétion évidente.
Un plan alimentaire est la planification d'un cycle de plats dont la fréquence est déterminée par la politique de chaque établissement (budget, standing, capacités des locaux, équipements, personnels...). Il est rythmé sur 4 voire 5 semaines pour garantir un choix large (si le personnel mange la prestation et travaille un week-end sur deux , un rythme impair est plus judicieux).A chacun, selon ses budgets, locaux, matériels, personnels, "image de marque" de définir ses fréquence d'apparition :
Ces supports doivent permettre le suivi précis des prestations servies. Elles servent de référence en "commission de menus" ou "commission restauration" lors qu'un plat n'a pas été apprécié. On analyse alors les raisons, le pourquoi : grammages, sauce, qualité de la matière première, recette, assaisonnement... Cet outil est long à mettre en place mais semble indispensable à un suivi concret et efficace des repas.Exemple de rubriques :
Les principaux régimes suivis par les personnes âgées sont prescrits médicalement et doivent être suffisamment appétissants pour éviter d'aggraver toute dénutrition. Il s'agit donc d'avoir recours aux épices, aromates, édulcorants, sels de régime, produits spécialisés (pains sans sel, entremets sans sucre...)Les principaux régimes sont : sans-sel/hyposodé, hypocalorique, diabétique/hypoglucidique, hypolipidique/hépathique, sans résidus, hypercalorique, hyperprotidique (potages, crèmes...)...Afin d'éviter la monotonie (tomates en salade sans sel, purées sans-sel, steack haché, yaourt, fruit), assurer une variété dans les menus des personnes au régime, il s'agit de décliner chaque déjeuner et chaque dîner du cycle de menu, pour réfléchir aux recettes, ingrédients adéquats... Le menu du jour peut souvent se décliner selon les régimes si la volonté y est : préparations à part (sans-sel, sans graisse, sans sucre), textures mixées et recomposées à la cuillère...Les textures modifiées.Ces prestations sont particulièrement sensibles : pour rester goûteuses, appétissantes (couleurs, formes, décoration des assiettes), tout en respectant les règles d'hygiène (mixés du jour, à chaud, maintenu à plus de 65 °C...). Des protocoles spécifiques sont recommandés (type de transformations, matériels utilisé, sa desinfection...).
Agevillage
mis à jour le 13/05/2008
Lire le reste de l'article :
2) Le service
3) Le restaurant
4) Les attentes et besoins
5) LE MINI NUTRITIONAL ASSESSMENT : MNA
6) Utilisation des oeufs : recommandations
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