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Les relations avec l'aidant familial

Apprendre à écouter

Des adultes âgés en perte d 'autonomie se retrouvent tout naturellement submergés par des sentiments variés ou se mêlent la peur, la colère, la frustration, et dans le pire des cas, la dépression.Les enfants adultes sont eux aussi touchés par l'angoisse.La bulle des émotions fausse le contact dans l'un et l'autre cas et empêche l'émergence d'un dialogue authentique.

Ecouter, cela signifie entendre les paroles mais aussi le tissu d'émotions contradictoires de l'autre.

Exemple : une mère clouée au lit qui affirme qu'elle peut "très bien se débrouiller toute seule", ne doit pas s'entendre répondre avec colère : " mais non, tu ne peux pas... ", "tu ne dois pas... " Toute injonction accroît l 'angoisse de celui qui la reçoit sans calmer l'inquiétude de celui qui donne un ordre.Une discussion sereine oblige à prendre en considération ce qui est dit. Ce qui suppose d'imposer silence à son propre tumulte intérieur pour entendre les besoins, les désirs et surtout les peurs de vos parents plus âgés.Une des manières de procéder est de reprendre les paroles des parents ainsi - " Si je comprends bien, tu dis que... " ; ou encore : " Laisse-moi reformuler ce que tu viens de dire pour être sûr que je comprenne bien... " ; et si vraiment vous ne comprenez pas, attardez-vous sur le message : " Pourrais-tu répéter, je ne suis pas sûr d'avoir très bien saisi... "Ces tentatives peuvent sembler artificielles, voire maladroites, mais elles font gagner du temps. Elles permettent à la tension des enfants de s'apaiser . Elles ne gomment pas tout malentendu, mais obligent chacun à développer une argumentation et à rester dans le champ de la rationalité. Rien ne peut se régler dans un débordement passionnel.Il est possible également d'encourager la personne âgée à s'exprimer en n'intervenant pas. Il suffit de ponctuer ses paroles avec des " Uhmmm ", " Uh-huh ". Cette technique, utilisée de bonne foi, apparaît comme un moyen pratique de calmer son propre bouillonnement intérieur. Pratiquée avec calme, cette méthode peut représenter le début d'un climat de confiance. Ce qui n'implique pas d'approuver entièrement. Un désaccord oui ! Une condamnation, non !Un second type d'écoute consiste à faire état de sa propre vulnérabilité. Les enfants ayant vécu des situations similaires, ils pouvent les communiquer. Il s'agit d'une forme de partage émotionnel.

Un défaut à éviter :

  • Celui qui écoute ne doit pas se mettre en scène avec un problème qu'il estime plus important ou plus grave que celui de la personne âgée. Il ne faut pas inverser les rôles.
  • Celui qui écoute peut livrer une partie de sa vie, mais uniquement dans le but de montrer que les sentiments qui bouleversent la personne âgée sont parfaitement perçus. Une personne âgée qui perd son autonomie vit un drame qui ne doit pas être banalisé.
  • Trois règles de base :

  • 1 - Toutes les pensées honnêtes peuvent être énoncées
  • 2 - Tous les sentiments irrationnels ne mènent pas à des conduites irrationnelles.
  • 3 - En étant d'une honnêteté absolue avec soi-même, on oblige tous les interlocuteurs à agir de même

  • Y.M.
    mis à jour le 11/01/2007

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    1) Complexité des relations familiales
    2) Comment (re)nouer un dialogue avec un parent âgé
    3) Réapprendre à se parler


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