Politiques gérontologiques


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De la charité des hospices aux réseaux et filières gérontologiques aujourd'hui, les politiques gérontologiques évoluent.

politique senior

Après la création de la sécurité sociale (1945) et le rapport Laroque en 1962 (des vieillesses pauvres à la réflexion sur le « bien vieillir »), les structures gérontologiques se transforment. La loi de 1975 rénovant l'action sociale avait pour but d' « humaniser les hospices ».

Puis, la révolution de la longévité, l'augmentation de l'espérance de vie conduit, dans les années 90, le législateur à imaginer la PSD (prestation spécifique dépendance), récupérable à la succession. 130 000 demandes.

A la loi créant l'Apa en 2001 succède la loi du 2 janvier 2002. Avec elle, la personne accompagnée se retrouve au centre du dispositif. En parallèle se développe une culture de l'évaluation (création de l'Anesm), de la coordination, avec la création des Clic et de la professionnalisation des acteurs de la gérontologie.

Mais la canicule de 2003 montre les besoins non couverts. Une journée de solidarité est demandée aux Français. La Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) est créée, pour répartir les crédits dédiés à l’aide à l’autonomie, mais aussi informer, expérimenter, coordonner.

Via les lois de décentralisation, ce sont les départements qui sont aujourd'hui les maîtres d'œuvre opérationnels de l'action sociale : gestion de l'Apa, des Clic, planification des services (à domicile, établissements) au regard des besoins locaux, actions transversales « vieillissement des personnes handicapées », « maltraitance-bientraitance »... La formation se coordonne, elle, avec les régions.

De l'importance des schémas gérontologiques départementaux.

Ces dernières années, le mouvement s’accélère, avec de nouveaux dispositifs de coordination (Maia, PTA) et le vote fin 2015 de la loi d’adaptation de la société au vieillissement. Conférence des financeurs, réforme de la tarification des Ehpad, reconnaissance du statut d'aidant... Un texte riche de nouveautés, mais qui ne va pas assez loin pour nombre d'acteurs.

A commencer par la tarification des Ehpad, et leur financement. La réforme tarifaire, qui prive le secteur public de 200 millions d'euros et place 20 à 25 % des établissements en difficulté, les effectifs bien loin de ceux préconisés par le Plan solidarité grand âge de 2006 conduisent début 2018 à la mobilisation, inédite dans le secteur, de plus de 30 % des personnels des Ehpad et des Saad, aux côtés des directeurs, aidants, familles... La ministre Agnès Buzyn ne concède que quelques millions et promet un plan vieillissement pour le printemps. A suivre...


LES LIENS UTILES

CNSA - Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie

La CNSA est à la fois une caisse, une agence et un espace public d’échanges pour l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées.


CAISSE NATIONALE DE SOLIDARITE POUR L'AUTONOMIE
66 avenue du Maine
75682 Paris cedex 14
Tel. 33 (0)1 53 91 28 00



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