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Politiques gérontologiques

Dossiers par par Anne-Sophie Mauffré, PhotographeDe la charité des hospices, aux réseaux et filières gérontologiques aujourd'hui, les politiques gérontologiques évoluent.
Après la création de la sécurité sociale (1945) et le rapport Laroque en 1962 (des vieillesses pauvres à la réflexion sur le "bien vieillir", les structures gérontologiques évoluent.

La loi de 1975 rénovant l'action sociale avait pour but d'"humaniser les hospices".
La révolution de la longévité, l'augmentation de l'espérance de vie, l'évolution positive des retraites n'a pourtant pas atténué les besoins de financement pour accéder à des aides lorsque les besoins arrivent. Aux âges avancés (80/85 ans et plus) les maladies s'accumulent avec leur lot d'incapacités, handicaps, qu'il faut accompagner, pallier avec des aides techniques, professionnelles (ou non).

Dans les années 90, le législateur a imaginé la PSD (Prestation spécifique dépendance), récupérable à la succession. 130 000 demandes.

A la loi créant l'APA en 2001 succède la loi du 2 janvier 2002. Elle positionne la personne au centre du dispositif. Avant toute action médico-sociale, la situation de cette personne doit être évaluée, le plan d'aide établi, les services ouverts et coordonnés. Cette loi voit notamment l'instauration 
- d'une culture de l'évaluation (Plan d'aide personnalisé, référentiels d'évaluation Angélique pour les établissements, proposition par les réseaux professionnels des normes NF Domicile puis Etablissement, conventions tripartites médicalisant les établissements fondées sur une démarche qualité). L'Agence nationale de l'évaluation sociale et médico-sociale naîtra en 2007.
- d'une culture de l'information et de la coordination avec la création des CLIC : centre locaux d'information et de coordination de niveau 1-2-3.
- d'une culture de la formation et de la professionnalisation des acteurs de la gérontologie.

L'APA (Allocation personnalisée d'autonomie) financée maintenant à 40% par l'état (la CNSA) et 60% par les départements a été choisie par près d'un million de bénéficiaires en 2007.

La canicule de 2003 montre les besoins non couverts. Une journée de solidarité est demandée au français. La Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) est créée. Agence apportant une expertise, cette caisse coordonne surtout les crédits relatifs à l'aide à l'autonomie des personnes âgées et handicapées qu'elle répartit dans les régions à partir de ses PRIAC.
Car si le législateur et l'état (Ministère - DGAS - DSS - DHOS...), à partir d'études et rapports (Cour des comptes en 2005, ex Commissariat au Plan, MECSS en 2006)  définissent les politiques publiques, les programmes, les plans (Solidarité grand âge en 2006), la CNSA a pris sa place : elle informe, analyse, expérimente, coordonne et répartit les finances publiques vers les territoires.

Et via les lois de décentralisation, ce sont les départements qui sont aujourd'hui les maîtres d'oeuvre opérationnels de l'action sociale : gestion de l'APA, des clic, planification des services (à domicile, établissements) au regard des besoins locaux, actions transversales "vieillissement des personnes handicapées", "maltraitance-bientraitance"... La formation se coordonne, elle, avec les régions.
De l'importance des schémas gérontologiques départementaux.

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Ci-dessous la liste des dossiers sur les politiques gérontologiques et des dernières actualités.


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