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Faire du baluchonnage un accompagnement de longue durée

Eclairage de Rachel Petitprez (Baluchon France)


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Alors que l’expérimentation du baluchonnage en France a été lancée il y a tout juste deux mois, Rachel Petitprez, coordinatrice chez Baluchon France, revient sur les enjeux de l’expérimentation et les conditions de sa réussite.


Si le baluchonnage constitue en premier lieu une solution de répit pour les aidants, il s’agit aussi d’un accompagnement sur la durée.

En remplaçant l’aidant durant plusieurs jours, en vivant sa réalité, le baluchonneur ou la baluchonneuse peut lui apporter une expertise professionnelle sur la situation.

« Or dans le cadre de l’expérimentation, le relayage peut se terminer après 36 heures », regrette Rachel Petitprez. « Nous préconisons pour notre part que le baluchonneur reste au moins trois jours. »

Reste que la coordinatrice a été « agréablement surprise » par le décret autorisant l’expérimentation et son cahier des charges.

« Il exige notamment la rédaction d’un journal d’accompagnement, ce qui va dans le sens d’un accompagnement de longue durée », explique-t-elle.

Dans ce journal, ou cahier de liaison selon les termes du texte, le baluchonneur ou la baluchonneuse pourra consigner les situations vécues, les difficultés identifiées, les stratégies mises en place pour y faire face… un précieux outil pour l’aidant.

Elle salue également l’exigence de mettre en place une plateforme téléphonique, en soutien aux professionnels, et la mention de temps d’échanges entre relayeurs.

Mais Baluchon France, association 1901 affiliée au Baluchon Alzheimer québécois, aimerait aller plus loin et que la méthode originale soit appliquée.

Méthode éprouvée


« Elle est le fruit d’années d’expérimentation », précise Rachel Petitprez. Selon Baluchon France, il faudrait notamment que les professionnels bénéficient d’une formation initiale au baluchonnage et que leur travail soit rémunéré 24 heures sur 24.

Ce qui serait délicat d’un point de vue financier : aucun financement n’a en effet été octroyé dans le cadre de l’expérimentation française.

« Pour autant, on ne peut pas imaginer un reste à charge trop élevé pour les aidants. Il faudrait le limiter à 75 euros par 24 heures, sachant que le coût réel pour l’employeur se monte à 500 euros. »

Au Québec, ajoute-t-elle, le reste à charge s’élève à 15 dollars pour les familles, avec 375 dollars à la charge du gouvernement.

« Le financement du baluchonnage relève d’une volonté politique. Mais je reste optimiste », conclut-elle.

En savoir plus sur Baluchon France
Association loi 1901, Baluchon France est licenciée par Baluchon Alzheimer au Québec pour accompagner les porteurs de projets de répit de longue durée vers le Baluchonnage tel que conçu outre-Atlantique.

Elle leur propose notamment une trousse à outil très riche (code éthique, indicateurs de performance, nombreux modèles de documents, exemples de procédures, journal d’accompagnement et son guide…).
Contact : info@baluchonfrance.com


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