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Edito : La révolution de la longévité dépasse le médico-social

Enjeu politique national, local, transversal, multi-dimensionnel


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Alors que se déroule le Ségur de la santé centré sur la valorisation des métiers, que le secteur du domicile hurle à son invisibilité, que les nominations valsent à la tête des fédérations, des instances, que les municipales arrivent et sont un casse-tête pour les habitants des Ehpad, la crise sanitaire a mis en lumière à quel point le vieillissement de notre société dépassait les tuyaux d'orgues (sanitaire/médico-social, politiques nationales/locales).

La révolution de la longévité impacte les parcours de vie et donc toutes les politiques publiques : la santé, le médico-social bien évidemment mais aussi les territoires, le travail, le logement, la formation tout au long de la vie, la culture...

Avec 150 signataires, j'ai signé le Manifeste publié dans Le Monde cette semaine qui vise à prioriser les investissements à venir (post-covid) vers cette transition démographique, au même titre que la transition écologique et numérique. Il sera mis en ligne pour vous inviter à vous y associer aussi.

Il vise à montrer à quel point la révolution de la longévité est source de richesses, d'emplois, de services au haut niveau de professionnalisme, motivants pour tous les citoyens.

Cette révolution de la longévité concerne bien évidemment les citoyens qui avancent en âge : à eux de structurer leur poids politique en bonne intelligence avec les citoyens de tous les âges.

Cette révolution de la longévité se vit sur les territoires : vers des Villes Amies des Aînés ... ou non.

Face aux peurs de mal vieillir, de "mal mourir", face aux manques et aux tensions financières, que la crise sanitaire a remis en lumière, la société prend conscience du professionnalisme indispensable pour savoir accompagner debout jusqu'au bout ces centaines de milliers de citoyens qui avancent en âge.

Savoir évaluer sur plusieurs dimensions : santé, prévention, aidants, logements (formes d'habitats, rénovations), ressources des territoires, solutions numériques, services de tous ordres (vie quotidienne, culture)...

Savoir proposer des parcours en lien avec les projets des citoyens (projets de vie, de soin).

Savoir accompagner le réseau d'aides : des proches aidants aux tissus des services, établissements que connaissent les DAC (dispositifs d'appui à la coordination), mais qui restent très, trop fragmentés, avec une demande de cohérence et de clarification dans la gouvernance nationale et locales.

Savoir accompagner des citoyens avec leurs hierarchies de valeurs (liberté, sécurité), leurs réalités de vie (leurs moyens financiers), leurs pathologies qui peuvent s'ajouter au cours du temps.

La gériatrie, la gérontologie sont de réelles spécialités à revaoriser dans les parcours initiaux, dans la valorisation des métiers, des carrières. Et ce n'est pas la SFGG (Société française de gériatrie et gérontologie) qui dira le contraire. Elle vous propose de répondre à une enquête sur votre vécu de la crise sanitaire et les enseignements.

Vieillir debout demandera des moyens dédiés pour financer la compensation des situations de handicap quel que soit l'âge par un vrai 5eme risque, avec une vraie valorisation des métiers, des professions, des services. Les rapports, les manifestes et groupes de pression convergent vers une augmentation de 10 milliards d'euros des crédits alloués à l'aide à l'autonomie. Des milliards à prioriser dans les investissements à venir.

Mais un message d'espoir aussi au regard des emplois, des richesses, des métiers à forts potentiels de sens.

A nous de pousser la révolution de la longévité dans les priorités des politiques nationales et locales.


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