Agevillage

Edito : Quand le bâtiment va, tout va

Construire, isoler, rénover ... avec les financements associés !


Partager :

Le secteur de l'aide à l'autonomie quel que soit l'âge est porteur d'une vision humaniste pour faire face à nos fragilités, nos dépendances. Au lendemain d'une crise sanitaire sans précédent, pour laquelle il ne s'agit pas de baisser la garde, cette Autonomie, debout jusqu'au bout, malgré tout, invite à un récit individuel et collectif positif.

A nous d'inventer, de renforcer le panel de solutions, de services à organiser, orchestrer et financer, partout sur le territoire. Ses métiers du Lien chers aux députés Bonnell et Rufin, visent à accompagner avec professionnalisme des situations de plus en plus complexes, comme les maladies neuro-évolutives (voir quatre guides pour outiller les pros du domicile) ou la fin de vie percutée par la Covid 19.

Ces services devraient mobiliser plus de 300 000 nouveaux emplois (en échos aux rapport Libault et El Khomry).

L'aide à l'autonomie va générer aussi des constructions, des rénovations, des isolations des habitats dédiés, plus ou moins médicalisés. Et c'est le Président de la République en personne qui l'a souligné dans son interview du 14 juillet.

Quand le bâtiment va, tout va.

Tout s'aligne : de la transition démographique à la transition climatique, des aspirations individuelles pour bien vieillir, pour vieillir debout aux réponses professionnelles qui veulent être fières de la qualité de leur prendre soin, labellisé, financé, gouverné. Voir cette semaine ces départements qui capitalisent sur les solidarités de voisinage ou ces ehpad : plateformes de citoyenneté, de solidarités des territoires. Ils allient le droit des établissements et services médico-sociaux avec la qualité du prendre soin et l'inclusion sociale porteuse de sens et d'emplois.

Ces solutions sont portées par des acteurs publics, associatifs ou privés, qui veulent tous être parties prenantes des décisions quant aux financements de leurs services ou à la gouvernance du système (comme le souligne le Synerpa cette semaine).

Ainsi il leur est impossible de déployer une prime vers certains salariés (Aides-soignants, infirmiers... quand le domicile reste un grand oublié, souligne l'ADMR) sans bouger les grilles des conventions collectives et donc les financements afférents.

La préfiguration du futur 5eme risque de Sécurité Sociale qui n'est désormais plus un tabou et qui mobilise les fédérations et syndicats professionnels mais aussi la CNSA cette semaine.

Un 5eme risque pour financer l'aide à l'autonomie porteuse de sens, d'emplois face à la crise économique qui s'annonce mais aussi face aux coûts cachés de la non qualité : dévalorisation du grand âge, des métiers, absentéismes, RPS, TMS, sur-médicamentation, recours évitables aux urgences...

Et parce que quand le bâtiment va, tout va.


mis à jour le



Partager :


Vos réactions

caro pierre

17/07/2020 11:07

retraite et long vieillissement


Bonjour à toutes et tous Une vision humaniste pour faire face à nos fragilités, nos dépendances, je doute tant que nous n’aurons pas compris et mis en place, en priorité, des formations et leurs évolutions tout au long de la carrière et après dans les engagements bénévoles éventuels des retraités, ainsi que la reconnaissance de ces fonctions autant que professions, métiers, spécialités…. Les mots ont toujours leur importance, souvent ni bien comprise, ni bien évaluée dans les engagements responsables qu’ils désignent. Ce qui me semble être une gêne, voir une impossibilité d’inventer, d’innover, de créer les adéquations entre l’envie et le faire…. ces «métiers du lien », dans des situations de plus en plus complexes, face à quels types de nouveaux emplois ? Pour quelles personnes ? Ce qui me gêne c’est de savoir des personnes accepter ces emplois, puisque au chômage (les chiffres annoncés sont loin d’être réjouissants) … faute de mieux! Par obligation ou nécessité alors qu’elles ne se sentent vraiment pas en symbiose avec les personnes pour lesquelles elles œuvreront ! Nous savons tous les « engouements » lorsque qu’un nouveau marché s’ouvre, il y a précipitation pour de multiples raisons dont celle d’occuper un emploi…. ce qui est tout à fait nécessaire et qu’il faut accompagner, mais de quel côté les fléaux de la balance entre nécessité et contrainte ? Accepter un emploi sans la foi (adhésion) la motivation, la connaissance et l’acceptation libre et consentante, devient rapidement une cause de mal être, mal vivre un métier, une profession, une fonction… J’ai vécu l’arrivée du travail temporaire en France, des agences se sont ouvertes à tous les pas de prote libres…. pour former et employer les personnels… attention ! Je vous souhaite les meilleures réussites, je participe autant que je le peux pour une société de paix et de bonheur pour toutes et tous Prenez soin de vous et de vos proches Amitiés Pierre Caro retraité professionnel




Réagir à cet article :

* ne sera pas affiché


HAUT DE PAGE

© Eternis SA -