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Quelles missions pour les ARS dans le suivi et la prise en charge des personnes âgées dépendantes


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L’institut Silverlife a réuni ce 10 mars Claude Evin, responsable préfigurateur de l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France   et David Causse, coordonnateur du pôle Santé-Social de la FEHAP  pour débattre des missions des ARS dans « le  suivi et la prise en charge des personnes âgées et dépendantes ».  Comment les ARS vont-elles favoriser la constitution de la nécessaire « filière personnes âgées » était à l’ordre du jour.

Les ARS ont un rôle de rassembleur et doivent aider à surmonter les clivages actuels. Entité unique, l’ARS traitera la veille et la sécurité sanitaire, la prévention, la promotion de la santé et l’ensemble de l’offre de soins : soins ambulatoires, établissements de santé et médico-sociaux. Ceci dans l’objectif d’une meilleure visibilité et d’une meilleure cohérence. Elles devront lutter face aux enjeux de demain et dans le secteur médico-social notamment  contre le cloisonnement culturel  issu du « foisonnement d’initiatives associatives, congrégationnistes »«A la Fehap, nous menons un important travail de rassemblement » indique David Causse . A titre d’exemple, rien n’empêche par exemple, de se dire que si l’on constate des vacances de médecins généralistes que  les maisons de retraites pourraient être « un poste avancé » de médecine généraliste.

Comment en effet favoriser le maintien à domicile, le « Bien vivre chez soi » récemment prôné par Nora Berra,  compte tenu de certains déserts médicaux ? Les ARS ont des compétences larges mais n’ont pas compétence à  résoudre l’ensemble des problèmes précise  Claude Evin. Il y a besoin de partenariats avec  les départements, les communes pour les services de proximité. Des contrats locaux de santé seront nécessaires pour certaines actions.
"La première réponse à apporter, dans le champs de compétence des  ARS, si on veut permettre aux personnes âgées de continuer à vivre chez c’est d’abord qu’elles disposent d’une offre de soins de premier recours à portée de chez elles,"  indique-t-il tout en exposant le paradoxe que connait l’Ile de France. Meilleure offre de soins en France, meilleurs indicateurs d’état de santé de la population mais à l’intérieur de la région des disparités flagrantes.

Pour que le parcours de soins et d’accompagnement des personnes âgées puissent progresser de manière significative, signale David Causse, 3 zones de contributions sont indispensables. Des réglages nouveaux relèvent d’abord des pouvoirs publics nationaux, d’autres renvoient à la culture des opérateurs publics et privés et d’autres choses enfin renvoient à l’évolution des pratiques des professionnels de santé.


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Pour illustrer la nécessaire évolution des professionnels pour abandonner les clivages , cloisonnements , les représentations péjoratives de la dépendance à une autre institution, freins à l’efficacité du système David Causse  cite Paul Watzlawick  « L’autonomie c’est savoir gérer ses dépendances ».  En l’occurrence, il s’agit développe t-il de « s’inscrire dans la réalité des interactions dans lesquelles tous les professionnels sont placés. L’autonomie ce n’est pas être indépendant hors sol. Comme si on pouvait vivre indépendamment de ses voisins ou de ses collègues ! »
Une réflexion forte à n’en pas douter, dans le triple contexte de la nouvelle organisation de la santé, du grand âge et de la perte d’autonomie qui nous occupe et de la société tout entière marquée par l’individualisme (ndlr).


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L’organisation de l’ensemble de la filière gériatrique notamment relève de la responsabilité des ARS  qui pourront « à la fois peser sur la question de la prise en charge de la personne âgée parce qu’on a le medico-social mais aussi sur l’offre de soins hospitaliers et l’organisation » explique Claude Evin. « Un patient quel qu’il soit mal pris en charge est un cout inutile et de surcroît en effet une mauvaise prise en charge est susceptible de détériorer l’état de santé de la personne". Il est en effet reconnu qu’une hospitalisation excessive favorise la perte d’autonomie des personnes âgées.


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Sur le sujet évoqué des pharmacies à usage intérieur (PUI) Claude Evin insiste sur le besoin d’une politique cohérente désormais du ressort de l’ARS et David Causse indique que dans certains cas, une PUI partagée peut être une option astucieuse mais dans d’autre cas certains établissements peuvent avoir intérêt à travailler avec des pharmacies d’officine plutôt que de s’aventurer dans des coûts fixes élevés. Ce qu’aujourd’hui la loi ne permet pas. La Fehap, précise David Causse a d’ailleurs proposé un amendement à la loi HPST, dont la DHOS n’a pas voulu. 
Retrouver sur ce sujet un récent article.

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