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Pour un 5ème risque : mobilisation du Grand Orient de France


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Suite à la parution en octobre 2009 de son livre blanc sur un cinquième risque de protection sociale,  Pierre Lambicchi, Grand Maître et président du Conseil de l’Ordre du Grand orient de France (GODF), et José Gongora, conseiller de l’Ordre, trésorier chargé du dossier de la perte d’autonomie, avaient réunis des experts et personnalités politiques (PS, UMP) pour faire avancer le débat, lors d'un colloque ce 8 avril à l'Assemblée nationale.

Nora Berra, secrétaire d'Etat chargée des ainés, a ouvert le colloque et rappelé les grandes lignes des projets du gouvernement suite au rapport d'étape du sénat en juillet 2008 : révision de l'APA, gage sur patrimoine, puis partenariat public/privé avec recours aux assurances, mutuelles.
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé la création d'un "5ème risque" en 2010.


Voir son intervention en images




Plusieurs experts du collectif "Une société pour tous les âges"  (Bernard Ennuyer, Jean-Claude Henrard) ont pointé la discrimination par l'âge des dispositifs actuels, la position de la France au regard des pays européens.
Mireille ELBAUM,  professeur au CNAM, ancienne directrice des statistiques de la DREES, a analysé "les assurances dépendance qui ne seront pas la solution économique à la question".  Voir son intervention au congrès de l'UNIOPSS de janvier 2010.
"La notion d'un cinquième risque aux côtés des quatre risques de la Sécurité Sociale est envisageable" estime Alain Poulet, Président de l’Association d’Etudes et de Recherche en Economie sociale. Il permettrait de combler la "zone d'ombre entre le risque maladie et vieillesse". Selon le principe général "donner en fonction de ses moyens, recevoir en fonction de ses besoins", Alain Poulet imagine une contribution solidaire (cotisation, impôts), et une redistribution sur prescription par des professionnels du sanitaire, médico-social.

Le point de vue des familles et résidents est venu appuyé celui des professionnels de la gérontologie (Pascal Champvert de l'AD-PA, Didier Duplan de l'Adessa, Jean-Louis Garcia de l'APAJH) : il manque des moyens pour répondre aux exigences légitimes de qualité de services, les services à domicile vivent des difficultés financières très graves, les tarifs et "restes à charge" supportés par les clients/résidents et leurs proches sont asphyxiants (200% de taxation).


Voir l'intervention de Joëlle Le Gall, présidente de la fédération nationale des associations de familles et résidents, en images.



Le Totem du handicap, de la perte d'autonomie reste difficilement "vendeur" au sein des partis politqiues ont exliqué Marie-Anne MONTCHAMP (Députée UMP, ancienne Secrétaire d’Etat aux Personnes Handicapées, Présidente de l’Agence Entreprises & Handicap) et Paulette GUINCHARD (Ancienne Secrétaire d’Etat aux Personnes Agées, ancienne Vice-présidente de l’Assemblée Nationale, PS).

L'octogénaire et toujours militant Maurice Bonnet,
ancien vice président du CNRPA, a rappelé l'histoire de ce projet de cinquième risque (PED, PSD, APA, rapport du Conseil Economique et Social pour une prestation HID qui rebaptise HIA : handicap, incapacité autonomie.
Il s'associe volontiers aux appels de José Gongora du GODF pour une mobilisation collective des personnes ayant besoin d'aides et des professionnels du handicap quel que soit l'âge. "Le rapport de force est à établir".


Voir l'intervention de Maurice Bonnet en images


Charlotte Brun, Secrétaire Nationale du PS en charge des personnes Agées, Handicap s'oppose fermement à la fois au recours sur succession (gage sur patrimoine) et  à un socle assurantiel fort (celui-ci ne pourrait être que complémentaire). 

Ce colloque sera retransmis intégralement sur www.godf.tv, la Web Télé du Grand Orient de France.

Retrouvez le dossier "Cinquième Risque" de la rédaction d'Agevillage


mis à jour le



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Vos réactions

deneza

17/04/2010 08:04

Présidente Association


Ou est la vraie solidarité nationale ? les personnes âgées sont mises à part dans notre société, c'est impensable mais vrai. Ségrégation d'âge : 60 ans quels sont les grands cerveaux qui ont fatigué leurs neurones pour trouvé celà, j'espère qu'en arrivant à cette barrière ils paieront leur sottise.Dès la naissance nous sommes tous dépendants de nos parents même sans être handicapés. Alors à quant le 6ème risque:dépendance des bébés... Comme le disait le professeur MOULIAS nos PA sont les exclues des exclus ! Nos dirigeants auront les moyens eux de s'offrir des séjours en Maison de retraite haut niveau, mais actuellement les tarifs LS en hôpital ou EHPAD dépassent le montant des revenus du MALADE âgé et de sa Famille et ainsi l'ETAT FAIT DE NOUVEAUX PAUVRES.la Sécurité Sociale est en déficit, mais quand nos grands penseurs arr^étons de faire payer n'importe quoi à n'importe qui ? La Sécurité Sociale doit être pour tous du 1er jour de sa vie jusqu'a son dernier jour de vie.



mic39

13/04/2010 17:04

secrétaire association


J'ai bien entendu le point de vue de Madame la Ministre, mais une fois encore il est évoqué la solution assurantielle et patrimoniale, ceci n'est pas positif,car rien n'est dit sur les personnes déja en situation de handicap, est-ce que l'assurantiel répond, je ne crois pas car les conditions d'adhésion passent par l'état de santé du souscripteur, de plus les moyens financiers ne sont pas suffisants dans une grande partie des foyers de personnes agées ou handicapées, quid des familles surendettées?LES TARIFS EN EPHAD SONT INABORDABLES POUR UNE GRANDE PARTIE DES FAMILLES à PLUS FORTE RAISON POUR LES RETRAITES MODESTES , la solidarité nationale ne s'entend pas uniquement au niveau de l'a p a, pour ce cinquième risque, le maitre d'oeuvre devrait être la sécurité sociale, le financement assujéti à l'ensemble des revenus.




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