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Southwark Circle : ou l'utilité sociale des seniors, via les réseaux sociaux

Innovation sociale et avancée en âge


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Voici comment l’agence d’innovation sociale anglaise "Participle" présente l'expérimentation "Southwark Circle" :

« La population anglaise vieillit. Nos services publics sont en crise et atteignent peut-être un point de rupture, mais simultanément le vieillissement représente une opportunité immense. En travaillant avec les personnes âgées, nous avons développé un nouveau service qui stimule leurs capacités, leurs savoir-faire et leurs ressources. « Southwark Circle » combine des contributions volontaires des acteurs locaux, privés et publics, pour répondre aux besoins et aux désirs des seniors, qu’il s’agisse d’une aide pratique, de liens sociaux plus forts ou d’un sens renouvelé des objectifs et des fins… »

Lancée à Londres en mars 2009, après deux ans de concertation et d’expérimentations, Southwark Circle est une sorte de réseau social de quartier qui place les seniors en son centre et via la participation de tous, doit rendre possible un « riche troisième âge ».
Les membres, qui paient une cotisation de 10 livres par an, peuvent à la fois se rencontrer pour des activités culturelles ou sociales, et faire appel aux « helpers » (certains bénévoles et d'autres rémunérés) pour résoudre leurs problèmes quotidiens les plus divers, via un numéro 800.

La communauté ainsi créée part d’une idée connue, qui a été reprise entre autres par Putman dans son livre "Bowling alone".
Le lien social, l’ensemble de nos relations avec les autres, constituent notre capital social, dont la qualité et la diversité peuvent induire un meilleur état de santé physique et psychique. Mais l’approche Southwark intègre aussi de façon presque systématique les principes de participation et de coopération. Quoi qu'il en soit, un des critères d'évaluation pour ce type de projet est certainement la proportion des seniors qui peuvent ainsi continuer à vivre chez eux au lieu d'aller à l'hôpital ou en maison de retraite.

Plutôt que de vouloir imposer une mise en œuvre par le haut, les initiateurs du projet ont pris le parti de laisser l’identification des besoins et des solutions jaillir des acteurs eux-même : les personnes âgées et leur entourage. Plus de 50 idées ont ainsi germé lors de la phase de concertation et les meilleures d’entre elles ont accouché de services nouveaux, explique Participle.

Ce n’est qu’un début : plusieurs villes ou comtés du Royaume-Uni ont décidé de reproduire - à leur sauce locale, cela va de soi – le modèle de Southwark Circle. Il fait dire que les entrepreneurs sociaux à l’origine du projet annoncent une économie globale de 2,4 millions de livres sur 5 ans, soit 3 fois le montant de l’investissement initial. De quoi faire saliver beaucoup de collectivités locales.

Sources : animal social

 


mis à jour le



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Vos réactions

Flung

05/10/2010 09:10

le


Votre article est passionnant et montre combien la vie induit la vieillesse ; en 1983 j'ai pu constater que l'échange de moyens par la mise en valeur de la proximité des ressources était impulsés à Londres notamment et en Grande Bretagne par les services d'aide à domicile. Cela tenait en partie au fait que la notion de propriété et de transmissions des héritages (et donc d'obligation alimentaire) n'est pas tout à fait la même qu'en France. L'obligation alimentaire tendant à s'atténuer en France, la colocation entre seniors du même quartier pourrait favoriser l'organisation de "participle". Comment traduire en français ce type de service qui permet de vieillir "au pays" avec un "plateau technique" proche et de qualité ? Merci de rester en contact si des propositions se font jour Françoise LUNG




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