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Le sujet âgé (se) fragilise, le soignant (se) responsabilise - La personne âgée atteinte de troubles cognitifs en fin de vie au cœur du projet de soins

"La sollicitude sauve de la solitude"


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La personne  âgée  hospitalisée parvient avec peine à faire entendre sa voix ou l’expression de ses désirs et volontés. Etouffée par la communication labile et de surcroît parfois futile du monde environnant, elle ne s’inscrit plus dans cet échange verbal codé mais dans des paroles et gestes à décoder.  Sa parole se donne écorchée dans la triste réalité de la maladie, à l’aune de la grande séparation d’avec ce que nous percevons comme mouvement animé, un mystère dynamique, l’élan vital.
Avant le dernier souffle qui signera l’au revoir, le sujet âgé palpe avec intensité ses derniers instants qui lui sont donnés. « Je veux voir mon frère » ou   «  j’ai soif »… Peut-être que ces mots resteront à jamais enfouis dans son intériorité que la solitude a cloisonnée. Peut-être qu’ils apparaîtront au grand jour accueillis dans le cœur attentionné d’un ou d’une soignante attentive et intuitive. La sollicitude tend la main à l’indigent qui dans son visage traduit la parole qui l’habite et appelle à la reconnaissance. Tout sujet émerge face à l’Autre qui le rencontre. L’interpellation éthique du face à face est la réponse à l’appel du sujet enfermé dans sa souffrance. 

Répondre à, répondre de… le soignant étouffe devant la dé-mesure de la responsabilité qui l’affecte  dans sa tranquillité et l’oblige. L’in-quiétude trépigne et déloge celui qui est replié sur soi. La sensibilité affleure et le soignant voit le visage de l’Autre, il perçoit  sa grande fragilité, sa nudité. La relation est « affectée » ou vivante, voire vitale. Le lien tisse les mailles que les histoires de la vie ont rassemblées et donne un espace où la quête de sens peut exister. Le sujet âgé et le soignant se sont identifiés et peuvent co-exister. Le soignant imbibé d’une culture scientifique essaimée de connaissances peut répondre à l’appel du  sujet âgé dans sa détresse. Mais avant de répondre, il convient d’entendre la demande. L’écoute discrète et attentive alliée à l’observation assidue offre au soignant  de mieux connaître le sujet âgé dans son altérité foncière.

Lire l'intégralité du texte que fait partager Cécile Furstemberg


mis à jour le



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