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Politiques grand âge

Vieillesse, vieillissement, autonomie : pièges politiques

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 09/12/2013

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Annie de VivieEst-ce parce que nos concitoyens n'ont pas encore perçu l'impact de la révolution de la longévité (nous avons doublé d'espérance de vie en un siècle) sur notre contrat social inter-générationnel ?
Est-ce parce que l'âgisme reste prégnant ?
Est-ce parce que les marges de manoeuvres économiques sont extrêmement étroites ?
Est-ce parce qu'il est bien difficile de revoir une organisation fragmentée, stratifiée, qui s'est empilée en mille feuilles au fil de notre histoire ?

Toujours est-il qu'après moults rapports, les promesses d'un 5ème risque annoncé par l'ancien président, Nicolas Sarkozy, n'ont pas été tenues.

Tous les espoirs se tournent aujourd'hui vers le lancement de la concertation de la loi de programmation (dite Loi Delaunay) sur l'adaptation de la société au vieillissement.

Face aux manques de moyens financiers pour l'aide à l'autonomie (mais aussi pour la FNG qui cesse ses activités), face aux "restes à charge" exhorbitants rappelés au Premier Ministre par les associations de famille, pour vivre aussi bien à domicile qu'en établissement, face aux manques cruciaux de personnels formés dans les maisons de retraite et services à domicile, le "moteur" de la loi selon Michèle Delaunay, sera la prévention et l'adaptation de la société (habitats, Silver Economie). Domotique, robotique, technologies de l'information, de la communication... La ministre se tourne vers ses pairs, les "babyboomers" et leur patrimoine. Si une nouvelle APA (Allocation personnalisée d'autonomie) est à l'étude dans cette nouvelle loi, on est loin d'un véritable 5ème risque de Sécurité Sociale.

En embuscade, les partis extrêmes prennent la parole et à la veille des élections municipales, réaffirment la nécessité de ce 5ème risque. Sans revoir en profondeur la gouvernance du système, sans proposer de financement suffisant, basé sur la solidarité nationale.

Sans angélisme, une mobilisation citoyenne s'impose face au défi du vieillissement. Des réponses opérationnelles, portées par des acteurs de terrain méritent d'être connues, partagées, encouragées (voir le beau prendre soin des établissements labélisés Humanitude, voir les Prix de la Fondation Médéric Alzheimer). Les retraités eux-mêmes se mobilisent en ordre dispersé (associations, syndicats). Certains ne se résignent pas (comme le rebelle vieillissant Jean Giard cette semaine ou Colette Roumanoff face aux gogos fans d'huile de noix de coco !).

Saluons la proposition de grande cause nationale 2014 pour "Age et Autonomie", portée par feu la FNG et l'Union nationale des centres communaux d'action sociale (en première ligne auprès des populations les plus fragiles).

Les politiques sont "au pied du mur" face à ce 5ème risque. Ils sont le reflet de la maturité des citoyens.

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