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Qualité & management

PLFSS 2016 d'austérité. Comment faire face ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 26/10/2015

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Annie de Vivie

Quand je disais que la désespérance s’installe.

Cette semaine les départements montent le ton face aux désengagements de l’Etat pour financer les politiques sociales. Les demandes de prestations sociales augmentent (RSA, APA pour les personnes âgées, PCH pour les personnes handicapées). Ils menacent de ne plus faire face.

Les débats sur le projet de loi de finances de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2016 se poursuivent avec un ONDAM (Objectif national des dépenses d’assurance maladie) réduit pour le médico-social. Avec un taux de reconduction des moyens à 0,8%, on est loin de l’effet GVT et de l’inflation, souligne la FNAQPA.

Aux Assises nationales de gérontologie a été démontré qu’associer ruralité et vieillesse, c’était la double peine”.

Les fédérations associatives de services à la personne alertent sur l’urgence d’un nouveau fonds de restructuration de 50 millions d’euros.

On sait que les moyens de l’Etat sont contraints. Chaque euro public investi doit l’être à bon escient” rappelle toujours la direction générale de la cohésion sociale. Une étude des coûts avec l’ATIH est bien lancée. A la SFGG, on sait aussi que les exigences quotidiennes obligent les professionnels à arbitrer entre liberté, sécurité et autonomie. A quand un EHPAD maternant, chaleureux, rassurant, misant sur les approches non médicamenteuses, comme l’art-thérapie ?

Mais comment faire évoluer favorablement les arbitrages ?
Il serait possible de mobiliser immédiatement la CASA (contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie) apportée par les retraités imposables depuis 2013.
Il serait possible de mobiliser les réserves de la CNSA (dues à une sous-consommation des crédits orchestrée par l’Etat lui-même, rappellent l’Ad-PA et la Fnaqpa).
Il serait possible de faciliter le parcours de santé en fluidifiant les coordinations entre le sanitaire et le médico-social.
Il serait possible de favoriser les approches non médicamenteuses et de suivre leurs impacts ici sur la consommation médicamenteuse, là sur les arrêts de travail, là encore sur les hospitalisations.
Il serait possible d’accompagner les structures sur les enjeux du développement durable, à partir de nouveaux diagnostics (vers beaucoup moins de gaspillage alimentaire par exemple). De nouvelles visions de ces services sont possibles : vers des lieux de vie — lieux d’envies.

Mais cette transition ne peut se faire en chargeant encore plus la barque des acteurs du médico-social. Un premier Diplôme Universitaire Management du Développement Durable en Santé” vient d’ouvrir.

On ne doit surtout pas diminuer les crédits et les dotations face aux besoins qui augmentent.

Un accompagnement de transition est nécessaire.
Il serait utile, rentable et durable.

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